Hausse des prix des fruits et légumes : «Il faut une meilleure régulation»

Les marchés d’Oran connaissent une hausse significative des prix des produits alimentaires de base, notamment les viandes et les légumes. Cette situation suscite des inquiétudes parmi les consommateurs, déjà confrontés à une inflation persistante.

Le poivron est cédé à 200 DA le kilogramme, contre 130 à 140 DA auparavant. Les haricots verts, la laitue et les courgettes affichent des prix variant entre 110 et 450 DA le kilogramme. La tomate, légume de base dans la cuisine algérienne, est proposée entre 90 et 136 DA le kilogramme dans le marché de Belgaïd.
La pomme de terre, elle, est cédée à 110 DA le kilogramme. Selon Kacem, vendeur de fruits et légumes, cette situation n’est pas inédite : «Dès que le Ramadhan approche, les clients affluent et les prix s’envolent. Ce n’est pas nous, les vendeurs, qui fixons ces tarifs. On achète à des grossistes, et eux aussi augmentent leurs prix en fonction de l’offre et de la demande», dit-il en donnant l’exemple de la tomate, qui était à 70 DA la semaine dernière, et qui se vend aujourd’hui à 120 DA le kilo. «Les clients râlent, je les comprends, mais nous aussi on subit cette hausse. Certains produits, comme le poivron et les haricots verts, sont presque hors de prix. Beaucoup de gens hésitent avant d’acheter, ou prennent de petites quantités. Moi, je fais en sorte de garder quelques légumes à prix raisonnable pour mes clients habituels, mais c’est difficile», conclut-il.
Concernant les viandes, une augmentation notable est également observée. La viande ovine locale atteint des prix oscillant entre 1.650 et 1.900 DA le kilogramme. La viande de poulet, souvent considérée comme une alternative plus abordable, est vendue entre 414 et 438 DA le kilogramme. Face à cette situation, certains consommateurs se tournent vers la viande importée, jugée plus abordable. Une septuagénaire témoigne : «J’ai testé la viande importée d’Espagne dans des plats traditionnels ; elle est meilleure que celle ramenée du Brésil».
Pour pallier cette hausse de la mercuriale et assurer l’approvisionnement durant le mois sacré, les autorités algériennes ont mis en place un programme d’importation de viandes rouges et blanches. Ainsi, 20.000 tonnes de viande importée sont attendues sur le marché national en mars, en provenance de pays tels que le Brésil, l’Argentine, l’Inde et le Soudan.
Ces viandes importées seront proposées à des prix plus abordables pour les consommateurs.
Par exemple, la viande bovine en provenance d’Espagne est proposée entre 1.100 et 1.250 DA le kilogramme, tandis que la viande ovine est affichée à 1.950 DA le kilogramme.
Malgré ces mesures, les Oranais expriment leurs préoccupations face à la flambée des prix et appellent à une régulation plus stricte des tarifs et à une surveillance appuyée pour éviter les abus et la spéculation.
O.A Nadir

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