Aquaculture et pisciculture intégrée: Cap sur les exportations

Esquisser un programme de travail pour encourager l’investissement dans le cadre de partenariats public-privé dans l’aquaculture et la pisciculture intégrée dans la wilaya d’Oran car, à terme, la filière mettra le cap sur les exportations des produits de la mer.

Telle est la nouvelle feuille de route établie lors d’une réunion de coordination qui s’est tenue, mercredi dernier, au siège de la Direction de locale de la pêche et de l’aquaculture, et qui a regroupé un représentant de la Direction des services Agricoles et des délégués de la chambre d’Agriculture et de la Direction des Forêts. Plusieurs projets dans le secteur de l’aquaculture et de la pisciculture intégrée ont été mis en œuvre ou sont en développement grâce à des investissements publics et privés. Ces initiatives visent à répondre aux besoins croissants en ressources halieutiques tout en développant le segment de l’exportation. Toutefois, pour réaliser pleinement le potentiel de ce secteur, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour résoudre les défis environnementaux, techniques et économiques.
Avec ses côtes méditerranéennes, la wilaya d’Oran est bien placée pour développer l’aquaculture. Ces dernières années, des investissements dans des projets d’aquaculture industrielle ont été réalisés, notamment dans l’élevage de poissons tels que le bar, le loup de mer ou encore le doré. Ces projets visent à répondre à la demande intérieure croissante en poissons et à diversifier l’approvisionnement alimentaire en produits de la mer.
Ces projets font souvent appel à des techniques modernes de pisciculture, où les poissons sont élevés dans des bassins ou des cages en mer. De plus, certains de ces projets intègrent des systèmes innovants pour optimiser l’utilisation de l’eau, l’alimentation et la gestion des déchets.
La pisciculture intégrée, autrement dit l’aquaculture en synergie avec d’autres activités agricoles, gagne en popularité dans la région. Ce modèle vise à combiner l’élevage de poissons avec l’agriculture ou l’élevage d’autres animaux, permettant de réutiliser les ressources et de réduire l’impact environnemental. Des systèmes de recirculation d’eau sont utilisés pour améliorer l’efficacité et minimiser l’usage de l’eau, très importante dans les régions côtières où les ressources en eau douce sont limitées. Les autorités en charge des ressources halieutiques encouragent l’implication du secteur privé dans l’aquaculture, avec des partenariats public-privé permettant la construction d’installations modernes d’aquaculture dans des zones côtières. Ces projets visent non seulement à augmenter la production de poissons pour la consommation intérieure mais aussi à développer les exportations.
Pour promouvoir la formation et le transfert de technologie, des initiatives sont également mises en place pour former les professionnels de l’aquaculture à l’utilisation de techniques modernes et à la gestion durable des fermes aquacoles. Cela comprend des formations sur la nutrition des poissons, la gestion de l’eau, les conditions sanitaires, etc. Des collaborations avec des experts internationaux dans le domaine de l’aquaculture sont régulièrement mises en place pour apporter des technologies de pointe et améliorer les pratiques locales.
Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent dans le secteur de l’aquaculture. Il s’agit notamment de l’accès au financement pour les petits producteurs, les aspects environnementaux tels que la gestion de l’eau et des ressources maritimes et la concurrence des importations de poissons à bas prix.
G. Salima

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