Relations entre l’Algérie et l’UE 2025, une année charnière selon Mallado

L’ambassadeur de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado, a salué, ce lundi à Alger, les relations « fortes, solides et distinguées » entre l’Algérie et l’Union européenne, soulignant que l’année 2025 sera une « étape essentielle et très importante » pour renforcer ces liens, les approfondir et les reconsidérer.
Lors d’une rencontre organisée par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement et la Délégation de l’Union européenne en Algérie sur le thème des « Zones économiques spéciales comme outil d’attraction des investissements en Algérie », M. Mellado a affirmé que l’Algérie est un « partenaire stratégique » pour l’Europe, avec laquelle elle entretient une « relation solide basée sur un partenariat robuste, qui se renforcera davantage en 2025, une étape très importante et une opportunité pour revoir ces relations, les approfondir et les reconsidérer ».
L’ambassadeur de l’UE en Algérie a estimé qu’il est « nécessaire de renforcer les relations bilatérales dans plusieurs domaines, notamment en augmentant et en facilitant les échanges commerciaux entre les deux parties, en attirant les investissements européens vers l’Algérie, en renforçant le transfert de technologie, ainsi qu’en intégrant les espaces économiques bilatéraux et en développant des chaînes de valeur intégrées qui servent les deux parties ».
Il a ajouté que l’Union européenne croit en la nécessité de revoir les relations bilatérales de manière « globale » et dans le cadre d’une « nouvelle coopération fondée sur un principe gagnant-gagnant, adapté aux défis actuels et aux priorités stratégiques des deux parties ».
Selon M. Mellado, le nouveau plan d’action de l’Union européenne comprend un projet de « Pacte pour la Méditerranée », qui encadrera tous les domaines de coopération avec les pays de la région, y compris l’Algérie. Ce projet sera proposé aux autorités algériennes « dans les prochains mois ».
En janvier dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait souligné que l’orientation vers une révision de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne est « imposée par des données économiques réalistes » et ne résulte pas « d’un conflit, mais plutôt d’un soutien aux bonnes relations entre l’Algérie et l’Union européenne en tant que partenaire économique, basé sur un principe gagnant-gagnant ».
Le président de la République avait expliqué les raisons de cette révision lors de sa rencontre avec les représentants des médias nationaux en octobre dernier, en indiquant que « l’accord avec l’Union européenne a été conclu à une époque où l’Algérie était différente de celle d’aujourd’hui, où la part de l’industrie dans le revenu national ne dépassait pas 3 %, et où nous importions des produits agricoles au lieu de les exporter, c’est-à-dire que l’Algérie n’avait alors pas de capacités d’exportation ».
R.N
