USTO Mohamed Boudiaf : Lancement d’un projet de laboratoires de recherches

L’USTO‑MB vient de lancer un vaste projet destiné à la réalisation de plusieurs nouveaux laboratoires de recherches. Cette initiative vise à renforcer ses capacités scientifiques et technologiques tout en consolidant son rôle pivot dans le développement académique national.
Actuellement dotée de 35 laboratoires répartis sur ses différents départements, l’université, située sur une superficie de plus de 100 hectares, prévoit d’étendre significativement ses infrastructures de recherche.
L’objectif est de multiplier les laboratoires dans des domaines clés comme l’intelligence artificielle, les sciences appliquées, la cyber-sécurité, les biotechnologies ainsi que les énergies renouvelables. L’un des axes majeurs du projet est la création d’un nouveau centre de calcul en intelligence artificielle, abritant des unités de pointe. Cette infrastructure innovante vise à faciliter les recherches en IA et à stimuler l’écosystème technologique. Parallèlement, l’université poursuit le développement de sa Maison de l’Intelligence Artificielle (MIA) destinée à héberger une centaine de projets de recherche couvrant des sujets tels que le tri automatisé des déchets, la cyber-sécurité, la vision par ordinateur, la robotique ou encore le traitement du langage naturel. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un renforcement de la collaboration entre l’université et le secteur industriel.
Par exemple, une convention signée en septembre 2024 avec le groupe Sonatrach prévoit le développement conjoint de thèses et la formation d’équipes mixtes recherche‑industrie. De plus, une autre convention avec une entreprise privée de génie civil vise à mobiliser cinq laboratoires autour de projets techniques liés à la construction, au traitement de l’eau et à l’énergie.
Selon les dirigeants de l’université, ce projet de laboratoires contribuera à élever le nombre total de laboratoires bien au-delà des 35 actuels pour une recherche toujours plus diversifiée et performante. Ce projet s’accompagnera d’un accroissement du nombre de chercheurs, déjà estimé à 600 pour accompagner la montée en puissance des équipes scientifiques.
L’ambition est aussi de traduire la recherche académique en innovation concrète et en startups, dans le prolongement de la stratégie entrepreneuriale développée. Un autre axe consiste à renforcer le lien entre l’université et l’industrie par le biais de partenariats structurants bénéficiant à la fois à l’emploi jeune et au tissu technologique régional.
G. Salima

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