Attaques israéliennes contre l’Iran: Alger joint sa voix à la solidarité arabo-musulmane
Réunis autour d’un communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays arabes et musulmans, dont l’Algérie, ont exprimé, ce lundi 16 juin, leur ferme condamnation des récentes attaques israéliennes menées contre la République islamique d’Iran, appelant au respect du droit international et à la préservation de la stabilité régionale.
Les ministres des Affaires étrangères de 21 pays, dont la Jordanie, le Pakistan, la Turquie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Soudan, la Libye et la Mauritanie, ont dénoncé une escalade sans précédent déclenchée par l’« occupant israélien » depuis l’aube du 13 juin 2025, qualifiant ces actions d’atteinte grave à la souveraineté d’un État membre de la communauté internationale.
Les chefs de la diplomatie ont mis en garde contre les répercussions régionales de ces agressions qui, selon eux, menacent la paix, la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient. Ils ont réaffirmé l’impératif de respecter l’intégrité territoriale des États, les principes de bon voisinage, ainsi que le règlement pacifique des différends, conformément à la Charte des Nations Unies.
Appelant à une désescalade immédiate, les ministres ont plaidé pour un cessez-le-feu rapide et un retour à une approche diplomatique inclusive.
Le communiqué insiste également sur l’urgence de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires et d’armes de destruction massive, et exhorte tous les pays de la région à adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), sans exception ni sélectivité.
Les signataires ont par ailleurs mis en garde contre les attaques visant les installations nucléaires placées sous les garanties de l’AIEA, soulignant qu’un tel ciblage constituerait une violation flagrante du droit international humanitaire, notamment des Conventions de Genève.
Ils ont réaffirmé l’importance de préserver la liberté de navigation maritime et la sécurité des voies maritimes internationales, considérant qu’elles sont vitales à l’économie et à la stabilité régionales et mondiales.
En conclusion, les ministres ont insisté sur le fait que la solution à la crise actuelle ne saurait être militaire, mais doit passer par le dialogue, la diplomatie et le respect des normes du droit international. Ils ont appelé à un retour immédiat au processus de négociation sur le programme nucléaire iranien comme seule voie crédible vers un règlement durable et pacifique des différends.
Ch.G
