Jugées pour trafic de drogue en bande organisée : 7 personnes acquittées en appel
Le tribunal criminel d’appel d’Oran a récemment acquitté sept accusés, dont deux policiers, accusées de détention, transport, stockage et commercialisation de stupéfiants, y compris de la drogue dure, au sein d’un réseau criminel organisé. Cette affaire concernait une quantité de 2 kg de cocaïne supposée être transportée puis commercialisée. Toutefois, aucune drogue n’avait été retrouvée.
Les accusations initiales portaient sur de fausses informations concernant un trafic de stupéfiants impliquant sept personnes, dont deux agents de la brigade de recherche et d’investigations. Le 3 décembre 2023, les services régionaux de la police judiciaire ont reçu des informations sur un réseau criminel actif dans plusieurs quartiers d’Oran, notamment Gambetta et la localité de Boutlélis, spécialisé dans le trafic de psychotropes, de résine de cannabis et de cocaïne importée du Maroc et d’Espagne.
Le principal prévenu, A.A., surnommé « Fifita », a été identifié. Il se rendait régulièrement à Gambetta chez un certain B.W., à qui il remettait de la cocaïne, avec l’aide d’un autre individu, Z.M., utilisant deux véhicules différents, une Ibiza et une Picanto. Selon les investigations, quatre mis suspects ont été vus à bord du premier véhicule se dirigeant vers Boutlélis.
Lors de leur arrestation, les deux mis en cause ont reconnu être impliqués dans le trafic de drogue dure, mais la fouille du véhicule et la perquisition à leur domicile sont restées négatives. Dans le domicile du père de Z.M, les enquêteurs ont saisi 13.896.000 DA, que ce dernier a justifiés par son activité d’entrepreneur. Au domicile de A.A., une somme de 40 millions de DA a été retrouvée. A.A. a admis son implication dans le trafic, affirmant qu’il était informé de chaque intervention grâce à deux policiers qu’il connaissait.
Les autres mis en cause ont reconnu certains faits et ont impliqué A.A.. Les deux policiers interrogés ont nié catégoriquement les accusations, expliquant qu’ils intervenaient dans le cadre de leurs missions habituelles, en coordination avec leurs supérieurs et avec des informations provenant d’indicateurs.
Au tribunal criminel d’appel, tous les prévenus ont nié les accusations. Le ministère public a souligné la gravité des faits, mettant en avant le rôle supposé des policiers dans la commission des actes, et a requis la réclusion à perpétuité. La défense a plaidé la non-culpabilité, soulignant qu’aucune drogue n’a été saisie, et que les accusations reposaient sur des informations non fondées.
Le tribunal a finalement décidé d’acquitter les sept mis en cause.
Zemmouri L.
