Marché parallèle des devises: Nouvelle hausse de l’euro

Les cambistes basés près du consulat espagnol, au centre-ville d’Oran, proposaient, hier, le billet de 100 euros contre 25.500 DA. Début avril, l’unité de la monnaie unique européenne était proposée à la vente contre 253,5 DA.
La devise européenne a ainsi bénéficié d’une hausse significative de sa valeur par rapport au dinar algérien, en gagnant 1,5 dinar depuis le 3 avril dernier. Ceci, en attendant le lancement officiel de l’attribution de la nouvelle allocation touristique de 750 euros, qui pourrait réduire l’écart entre le taux de change parallèle et officiel.
A ce sujet, le ministre des Finances avait annoncé, fin mars depuis Oran, que l’attribution des 750 euros aux voyageurs sera effective «lorsque toutes les conditions seront réunies». La nouvelle allocation touristique pourrait impacter les valeurs des devises au marché noir. En décembre dernier, l’euro a enregistré une remarquable baisse, la première depuis la crise sanitaire liée à la Covid-19, il y a quatre ans. Les principales devises étrangères, dont l’euro et le dollar, avaient subi un recul de leur valeur par rapport au dinar algérien. L’euro se négociait, en décembre dernier, à 253 dinars à l’achat. Quelques jours auparavant, l’euro avait atteint le record de 257 dinars à l’achat et de 259 dinars à la vente. Ce recul intervient juste après l’annonce du plafonnement du montant annuel en devises autorisé pour les voyageurs à la sortie du pays. Un règlement signé par le gouverneur de la Banque d’Algérie, publié dans le journal officiel, fixe le montant autorisé pour les résidents à la sortie du pays à 7.500 euros par an, au lieu de 7.500 euros à chaque voyage, comme c’était le cas auparavant. La nouvelle réglementation qui est entrée en vigueur le 21 novembre dernier intervient après l’annonce d’une augmentation de l’allocation touristique. Ces deux mesures ont été suivies par un début de déclin de la valeur des principales devises en circulation sur le marché noir de change, d’autant que parmi les principaux clients de ce marché, on retrouve les voyageurs vers l’étranger.
Début octobre dernier, le président Tebboune avait ordonné une augmentation substantielle du montant de l’allocation touristique, octroyée une fois par an au profit des voyageurs à l’étranger. Alors qu’il s’approchait de son record historique de plus de 260 dinars, l’euro a subi un repli. En juillet dernier, soit au début des vacances estivales, l’euro se négociait à 239 dinars algériens à l’achat et à 240 dinars à la vente. Ces taux ont été enregistrés suite au arrêté signé par le ministère des Finances et publié, le 1er août dernier, au dernier Journal officiel. Eu égard à cette loi, les émigrés ne pourront plus effectuer le change sur le marché noir de la devise et devront passer par la banque ou des bureaux de change officiels. Depuis la crise du coronavirus, la monnaie européenne a nettement flambé.
G. Salima
