Violence contre les femmes et les filles : Le rôle préventif des mosquées

Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs, Youcef Belmehdi, a souligné samedi à Alger le rôle central des mosquées dans la prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles, à travers les conseils et les prêches délivrés par les imams et les prédicatrices.
Lors d’une conférence nationale consacrée à la prévention de la violence contre les femmes et les filles, organisée en partenariat avec le bureau du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) en Algérie, le ministre a mis en avant la contribution des mosquées dans la sensibilisation, l’orientation et la consolidation de la cohésion familiale, grâce à un discours religieux fondé sur « la sagesse, la bonne exhortation et la parole bienveillante ».
Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans les efforts de l’État visant à protéger la famille, à promouvoir les valeurs de paix et de solidarité sociale, et à ancrer une culture de rejet de la violence sous toutes ses formes. À ce titre, un programme de formation destiné aux imams et aux prédicatrices religieuses a été lancé afin de renforcer leurs compétences dans le traitement des cas de violence domestique et la protection des femmes et des filles.
Belmehdi a insisté sur le fait que « la violence, sous toutes ses formes, et en particulier celle dirigée contre les femmes et les filles, est condamnée sur le plan religieux et moral », rappelant que l’islam a honoré la femme et fait du respect et de la bienveillance les fondements des relations familiales et sociales.
La représentante de l’UNFPA en Algérie, Faïza Ben Driss, a salué cette coopération stratégique, la qualifiant de « modèle réussi » de complémentarité entre la référence religieuse et les efforts nationaux et internationaux pour protéger la dignité des femmes.
En Algérie, les actes de violence à l’égard des femmes ont connu une hausse de 12,39 % en 2023, selon les autorités sanitaires, avec une évolution inquiétante des formes de violence recensées.
Dans le monde, environ 840 millions de femmes, soit près d’une femme sur trois, ont subi des violences conjugales ou sexuelles au cours de leur vie. Ce chiffre, rapporté par l’ONU et l’OMS, montre que la baisse reste extrêmement lente, avec seulement 0,2 % de recul par an depuis 20 ans.
T. Feriel
