Arrêté en possession de différentes drogues: 15 ans en appel pour le narcotrafiquant
Le tribunal criminel d’appel près la Cour d’Oran a rendu son verdict dans une affaire de trafic de stupéfiants, de psychotropes et de drogues dures impliquant plusieurs accusés. A.M., le principal mis en cause, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle, tandis que le deuxième prévenu, arrêté en même temps que lui, a été acquitté.
Les faits remontent au 17 juin 2023, lorsque les services de la police judiciaire ont procédé à l’arrestation de deux hommes soupçonnés d’appartenir à un réseau criminel spécialisé dans le trafic de drogues. Cette opération est intervenue à la suite de l’interception de deux véhicules, une Clio Campus et une Toyota. La fouille du premier véhicule, conduit par A.M., a permis la saisie d’un sachet contenant 35 kilogrammes de kif traité. Le conducteur du second véhicule, identifié comme D.S., surnommé « Saidou », a quant à lui réussi à prendre la fuite.
Le même jour, un troisième suspect, H.M., a été interpellé au niveau de la cité El-Amel, à Sénia. Par ailleurs, une perquisition menée au domicile de A.M. s’est soldée par la découverte d’une importante quantité de substances illicites : 1,46 kg de cocaïne, 2.740 comprimés d’ecstasy, 548 grammes de poudre bleue, également identifiée comme de l’ecstasy, 4.440 comprimés violets marqués « AP », 28 grammes de poudre de la même marque, 649 comprimés d’ecstasy broyés, ainsi qu’une balance électronique.
Entendu au cours de l’enquête, A.M. a reconnu les faits, affirmant être impliqué dans ce trafic depuis plusieurs années en contrepartie de sommes importantes. Il a déclaré que les stupéfiants lui étaient fournis par Saidou et qu’il avait déjà conclu sept opérations similaires avec ce dernier. A la barre du tribunal criminel d’appel, il a maintenu ses aveux, tout en soutenant qu’il ne faisait que transporter la marchandise et que celle-ci appartenait à Saidou, ajoutant que les drogues étaient dissimulées au domicile de ce dernier à la cité El-Amel.
De son côté, H.M., a nié toute implication, expliquant que son unique lien avec A.M., se limitait à des travaux de maçonnerie effectués à son domicile. Il a précisé que le jour des faits, Saidou l’avait appelé pour le dépanner, son véhicule étant en panne, et qu’il n’avait jamais constaté d’activité suspecte ou criminelle dans cette habitation.
A l’audience, le représentant du ministère public a requis la peine maximale à l’encontre des prévenus. La défense de A.M., n’a pas plaidé de circonstances atténuantes, tandis que celle de H.M., a demandé son acquittement, estimant l’absence de preuves établissant sa culpabilité.
Zemmouri L.
