Dangers de la drogue et traitement de la toxicomanie : Journée d’étude à l’APN
Le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) a abrité, mardi dernier, une journée d’étude sur le thème « La prévention des dangers de la drogue pour la société et le traitement de la toxicomanie ». Les participants ont insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale pour contrer ce fléau qui menace la stabilité et la cohésion sociale.
Dans une allocution lue en son nom par le vice-président de l’APN, Ahmed Mouaz, le président de l’Assemblée, Brahim Boughali, a qualifié la toxicomanie de « défi national complexe », instrumentalisé dans une guerre non déclarée visant la jeunesse et cherchant à transformer l’Algérie d’une zone de transit en une zone de consommation.
M. Boughali a souligné l’importance d’une approche sécuritaire préventive, fondée sur le renseignement, la coordination institutionnelle et la coopération régionale et internationale. Il a également appelé à une révision régulière des textes juridiques pour équilibrer dissuasion et protection de la santé publique, sanction et réinsertion, en élargissant les alternatives pénales et en renforçant le rôle de la justice dans l’orientation des toxicomanes vers le traitement.
Le président de l’APN a plaidé pour que le traitement et la réinsertion soient intégrés aux politiques publiques de santé et de protection sociale, à travers le développement des centres de désintoxication, la formation de spécialistes et la garantie de la réintégration socioprofessionnelle des personnes sevrées. Il a salué les efforts des services de sécurité, notamment de l’Armée nationale populaire (ANP), dans la sécurisation des frontières et le démantèlement des réseaux criminels.
Le contrôleur de police Zineddine Araoune, du Service central de lutte contre le trafic illicite des stupéfiants (SCLTIS), a présenté l’approche de la DGSN, révélant le traitement de plus de 160 000 affaires liées aux drogues et psychotropes durant les onze premiers mois de 2025.
Le lieutenant-colonel Bennacer Saïd, chef de laboratoire à l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC/GN), a exposé les résultats d’une étude sur l’évolution des modes d’addiction et de consommation en Algérie. De son côté, le directeur du Centre national de prévention et de lutte anti-drogue, Abdelkrim Abidat, a partagé une expérience réussie dans le traitement de la toxicomanie.
G. Salima
