Agression au rond-point de Belgaïd : L’affaire devant le tribunal

Le tribunal criminel d’appel d’Oran a examiné l’affaire opposant Ch. Madjid à trois membres d’une même famille. Selon les faits, l’affaire remonte dans la nuit du 6 octobre 2023 quand, aux environ de 3 heures du matin, trois jeunes hommes, circulant sur deux motos, voulaient regagner leur domicile. Au niveau du rond-point du stade olympique de Belgaïd, leur route a croisé celle d’une Hyundai i10 noire avec, à son bord, trois ou quatre individus.
Le scénario décrit par les victimes est celui d’une traque. Les occupants de la voiture ont d’abord ciblé le premier motocycliste, l’interpellant sous prétexte de vouloir acheter sa moto. Flairant le danger, le jeune homme, après avoir répondu par la négative, a tenté de se diriger vers le centre commercial, en empruntant la quatrième rocade, suivi de son frère et son cousin, à bord de la seconde moto.
C’est alors que le conducteur de la Hyundai est passé à l’acte : en une manœuvre brutale, il a percuté volontairement la moto de la première victime pour la faire chuter. Dans la confusion qui suit, la seconde moto est entrée également en collision avec le véhicule. L’un des jeunes a perdu connaissance instantanément, tandis que son compagnon, bien que blessé, a assisté, impuissant, à la suite de l’agression.
Selon les témoignages, Ch. Madjid aurait profité de la détresse des victimes pour tenter de s’emparer de l’une des motos, tandis que son complice s’attaquait aux clés de la seconde moto. Face à l’intervention de témoins, les agresseurs auraient alors tenté de renverser la situation en accusant les victimes d’être elles-mêmes des voleurs, et cela afin de couvrir leur fuite.
Quant au bilan médical, il est lourd, car il faut savoir que la première victime a souffert de graves traumatismes crâniens ce qui a entraîné, par la suite, des crises d’épilepsie.
À la barre, l’accusé a nié le tout en bloc. Selon sa version, il n’aurait été qu’un simple témoin d’une conduite imprudente, qui s’est soldée par un accident, des motards et se serait arrêté par pur altruisme afin leur porter secours. Une ligne de défense qui s’est heurtée, néanmoins, aux déclarations constantes des trois victimes.
Face à la gravité des faits, le procureur de la République a requis la peine maximale à l’encontre de Ch. Madjid. De son côté, la défense a plaidé l’acquittement, maintenant la thèse de l’accident de la route.
Zemmouri L.

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