Application du cessez-le-feu à Ghaza: Le rôle crucial d’Alger

En tant que présidente en exercice du Conseil de sécurité des Nations unies, l’Algérie jouera un rôle central dans le suivi et la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Ghaza.

Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large visant un règlement durable et définitif de la question palestinienne, conformément à la légalité internationale, a affirmé Ahmed Attaf, ministre d’État chargé des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines.
Dans une interview accordée à la chaîne « Al 24 news » à la veille de la réunion ministérielle du Conseil de sécurité sur la question palestinienne, présidée par l’Algérie, M. Attaf a souligné que cet accord, longtemps attendu, est le fruit de multiples efforts. Depuis son accession au Conseil en tant que membre non permanent, l’Algérie a œuvré pour placer la cause palestinienne au cœur des priorités et mettre fin aux souffrances des habitants de Ghaza.
L’Algérie s’engage à suivre de près l’exécution de cet accord, en procédant à des évaluations régulières et en intervenant pour lever les éventuels obstacles, a expliqué le ministre.
Ahmed Attaf a exprimé un « espoir prudent » quant au succès de cet accord, soulignant qu’il demeure fragile et nécessite un appui solide de la communauté internationale. Il a appelé le Conseil de sécurité à adopter, valider et promouvoir cet accord afin d’assurer sa crédibilité et son efficacité.
Interrogé sur les positions traditionnelles de l’Algérie, notamment son retrait des réunions internationales impliquant des représentants de l’entité sioniste, M. Attaf a précisé que la présidence du Conseil de sécurité impose des responsabilités spécifiques.
« Lorsqu’un État préside le Conseil, il agit au nom de cette instance et non en fonction de ses positions nationales », a-t-il expliqué. Tout en restant attachée à ses principes, l’Algérie, à travers sa présidence du Conseil, adoptera une approche impartiale en conformité avec les règles et usages des Nations unies. Ce rôle, a conclu le ministre, reflète la tradition diplomatique de l’Algérie, marquée par son engagement historique au sein du Conseil de sécurité, notamment durant les années 1960, 1980, et 2000.
Ch.G

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