Violences conjugales : Il tue sa femme sous l’emprise de la colère

Accusé de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, H. Amine a été condamné par le tribunal criminel de première instance à six ans de prison ferme.
Les faits remontent au 25 janvier 2025. Ce jour-là, une jeune femme est admise en urgence à l’hôpital du 1er Novembre (EHU) dans un état critique. Elle succombe peu après à ses blessures. Selon le rapport médical, le décès a été provoqué par une hémorragie crânienne consécutive à un traumatisme profond. L’autopsie a également révélé la présence de traces de violences plus anciennes sur l’ensemble du corps.
L’enquête de police s’est rapidement orientée vers l’époux de la victime. Interpellé, ce dernier est passé aux aveux. Il a expliqué qu’en rentrant du travail, il avait constaté l’absence de sa femme. Celle-ci ne serait rentrée que tard dans la soirée, déposée par un inconnu. Devant le refus de son épouse de s’expliquer, H. Amine, sous l’emprise de la colère, lui a asséné plusieurs coups de poing, notamment à la tête. Pris de panique après la perte de connaissance de sa compagne, il l’a transportée à l’hôpital avant de prendre la fuite.
À la barre, l’accusé a maintenu ses déclarations. Il a relaté leur rencontre en milieu nocturne et leur mariage coutumier (la Fatha), affirmant avoir voulu offrir une nouvelle vie à son épouse.
Cependant, il a déploré que celle-ci ait repris ses sorties nocturnes, ce qu’il aurait découvert via ses publications sur les réseaux sociaux.
Le représentant du ministère public, soulignant la gravité des faits, avait requis 15 ans de réclusion. De son côté, la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

Bouton retour en haut de la page