« Documentaire » de France 2 sur l’Algérie: Le Chargé d’affaires français convoqué au MAE

Le Chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger a été convoqué ce samedi au siège du ministère des Affaires étrangères MAE à la suite de la diffusion par la chaîne publique France 2 d’un contenu présenté comme un documentaire mais qualifié par Alger de tissu de contre-vérités profondément offensantes et inutilement provocatrices selon un communiqué officiel
Lors de cette rencontre les autorités algériennes ont exprimé au diplomate français la gravité extrême de plusieurs points. Premièrement, la responsabilité de France 2 en tant que chaîne publique accusée d’avoir commis une véritable agression contre l’État algérien ses institutions et ses symboles avec l’assentiment implicite de sa tutelle officielle. Deuxièmement, l’implication de l’ambassade de France à Alger et de l’ambassadeur lui-même dans l’animation de cette campagne jugée outrageante renforçant l’idée d’un soutien officiel français. Troisièmement, cet acte est perçu comme une nouvelle étape dans une série de démarches hostiles visant à maintenir les relations algéro françaises dans un état de tension permanente. Quatrièmement, le gouvernement algérien rejette avec vigueur le contenu de l’émission et les accusations qu’elle véhicule tout en dénonçant l’implication de l’ambassadeur dans des actes contraires aux règles et coutumes diplomatiques internationales.
Enfin il a été notifié au diplomate français que l’Algérie se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires en réponse à la gravité de ces agissements.
Pour rappel, ce jeudi 22 janvier, le service public audiovisuel français a diffusé un nouveau numéro de Complément d’enquête intitulé « Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie ».
Un intitulé racoleur, une promesse de scandale et surtout un nouvel épisode d’une dérive désormais assumée : celle d’un média public qui a troqué l’exigence journalistique contre les thèses les plus rances de l’extrême droite française. En donnant la parole à un diplomate pro-marocain, qui durant ses deux mandats en Algérie, n’a eu de cesse de tenter de fragiliser et de plonger le pays dans le chaos et à un dealeur de drogue, maître chanteur, analphabète, voyou sans formation ni légitimité intellectuelle, Paris semble assumer ses choix.
C’est la troisième fois que ce média public s’attaque frontalement à l’Algérie à coups de récits biaisés, d’approximations grossières et de « révélations » construites sur du sable.
G. Salima
