Irrigation des terres agricoles: Les solutions alternatives en option

Face aux défis du changement climatique mondial et à la raréfaction des ressources en eau, les États, y compris l’Algérie, se tournent vers des solutions alternatives pour répondre à leurs besoins en eau.
Salah Lahlah, inspecteur général de l’Office national d’assainissement (ONA), a présenté, ce lundi dans l’émission « L’Invité du jour » sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio algérienne, un vaste programme algérien pour la réutilisation des eaux usées traitées, visant notamment à soutenir l’irrigation agricole.
En Algérie, 16 stations sont déjà équipées de systèmes de traitement tertiaire permettant une irrigation sans restriction, dont six à proximité du Barrage vert, un projet de reboisement de grande envergure. Ce programme prévoit d’augmenter la capacité d’irrigation pour atteindre un million d’hectares, tout en exploitant un parc de 230 stations d’épuration avec une capacité de traitement de plus d’un milliard de m3 d’eau.
Dans le détail, l’objectif, a-t-il expliqué, est d’utiliser 60% de ces ressources dans l’irrigation des 66.000 hectares et d’en utiliser aussi à des fins industrielles et municipaux tout en accélérant l’atteinte du programme tracé, par les hautes autorités du pays, à l’effet de porter la superficie des terres irrigables à un million d’hectares. Et d’ajouter « un important programme, initié dans le cadre de la stratégie des pouvoirs publics, visant l’usage de cette eau avec une enveloppe financière importante afin d’augmenter le volume des eaux épurées destinées à l’irrigation ». En réalité, précise l’intervenant, les 230 stations une fois dotées de systèmes d’épuration tertiaire des eaux usées à l’échelle nationale n’épurent que 560 millions m3 sur une capacité nominale de 1.1 milliard m3.Précisant que seuls 97 millions m3 d’eau épurée est produite par une vingtaine de stations d’épuration limitrophes des steppes sont concernées par cette pratique utilisant. C’est-à-dire 20% des 560 millions m3.
Pour optimiser l’utilisation des eaux usées traitées, une convention a été signée entre plusieurs organismes des secteurs de l’eau et de l’agriculture. Elle vise à attribuer une part des eaux traitées pour l’irrigation des cultures stratégiques dans 170 fermes pilotes, contribuant ainsi à réduire le recours aux eaux conventionnelles. Actuellement, seul 20 % des ressources traitées est utilisé pour l’irrigation, un chiffre qui pourrait augmenter en mettant à niveau les stations existantes avec un traitement tertiaire.
Ch.G
