Narcotrafic depuis la frontière libyenne :Lourdes peines pour les principaux accusés

Jugés en première instance, les mis en cause dans une affaire de trafic de psychotropes ont comparu devant le tribunal criminel d’appel. À l’issue des délibérations, Z.F., condamné initialement à huit ans de prison, a vu sa peine s’alourdir à 15 années de réclusion. Ses complices, H.Y., et B.A., ont été condamnés à 12 ans de réclusion, tandis que A.B., a écopé de sept ans de prison. En revanche, la dénommée Z.Y., épouse du principal prévenu, ainsi qu’un autre accusé, ont bénéficié d’un acquittement.
Les faits remontent au 4 janvier 2024, lorsque les services de sécurité ont été informés de l’arrivée imminente d’une importante quantité de prégabaline sur Oran. Selon ces renseignements, le principal instigateur du réseau s’apprêtait à faire transiter la marchandise depuis les frontières libyennes vers Oued Souf, avant d’atteindre sa destination finale, Oran. L’enquête ouverte par les services spécialisés a permis de localiser deux véhicules suspects servant au transport : une Renault Symbol noire et une Toyota, avec pour consigne de stocker la cargaison au domicile de H.Y.
Prises en filature, les voitures ont été interceptées au niveau du rond-point de Sidi Maarouf, lors d’une opération conjointe avec les services des douanes. À bord de la Toyota se trouvaient B.A., et A.B., alors que H.Y., conduisait le second véhicule.
La fouille a permis la saisie de 29 400 comprimés de prégabaline 300 mg. Alors que le cerveau présumé de l’opération était toujours en fuite, les investigations se sont poursuivies jusqu’à sa localisation au rond-point d’El Bahia.
Tentant d’échapper à son arrestation, le suspect a finalement été appréhendé après l’éclatement d’un pneu de son véhicule, en compagnie de D.Y. Cette seconde interpellation a permis de mettre la main sur 11 850 comprimés psychotropes supplémentaires.
Interrogé, H.Y., a reconnu avoir loué une villa à Haï El Emir Abdelkader. La perquisition de ce domicile a mené à la saisie de 96 000 DA, d’un iPhone et de deux motos de grosse cylindrée (Kawasaki et BMW) dépourvues de documents officiels.
Le représentant du ministère public avait requis des peines allant de dix à 20 ans de réclusion. Si la défense des principaux mis en cause a plaidé les circonstances atténuantes, les avocats des autres prévenus ont obtenu l’acquittement pour leurs mandants.
Zemmouri L.

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