Ils volent 160 millions de centimes: Huit ans de prison pour les accusés en appel
Initialement condamnés en première instance à dix ans de réclusion criminelle pour le vol de 160 millions de centimes au préjudice d’une société de distribution de produits laitiers, les prévenus ont comparu devant le tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran.
Cette instance du second degré a finalement ramené leur peine à huit années de prison. Les faits s’étaient déroulés le 28 août dernier, lorsque la brigade de Gendarmerie de Misserghine avait été alertée par un grossiste de lait concernant un vol de fonds.
Le mode opératoire décrit lors de l’enquête révèle une agression préméditée : après avoir neutralisé le gardien, un groupe de jeunes individus l’avait cagoulé et ligoté.
Lors de son audition, la victime a expliqué qu’aux environs de 9h30, alors qu’il se trouvait dans son poste de garde, il avait été surpris par l’irruption de trois individus munis d’armes blanches et de bombes lacrymogènes. Une fois l’agent de sécurité maîtrisé, les complices ont ouvert la porte centrale du dépôt pour y pénétrer avec un véhicule.
Après avoir sectionné l’alimentation électrique, ils se sont dirigés vers les bureaux pour s’emparer d’un coffre contenant 160 millions de centimes et cinq chéquiers, ainsi que d’un cartable renfermant les documents administratifs de la société, avant de prendre la fuite. L’enquête judiciaire ouverte suite au dépôt de plainte a permis l’interpellation des nommés R.H. et F.M. Confronté aux éléments de l’instruction, le premier a reconnu son implication tandis que le second a nié en bloc.
La poursuite des investigations a ultérieurement conduit à l’arrestation d’un troisième mis en cause, M.B. À la barre du tribunal criminel d’appel, R.H. a maintenu ses déclarations initiales, confirmant sa participation tout en désignant ses complices. Il a toutefois soutenu que le coffre ne contenait que 60 millions de centimes, contrairement au montant déclaré par la victime. Ses coaccusés ont, de leur côté, persisté dans leurs dénégations. Le représentant du ministère public a requis une aggravation de la peine à 20 ans de réclusion criminelle contre l’ensemble des prévenus. En réponse, la défense du premier accusé a plaidé les circonstances atténuantes, alors que les conseils des deux autres prévenus ont réclamé l’acquittement au bénéfice de la non-culpabilité. Zemmouri L.
