Projet SoutH2 Corridor : Rencontre de coordination à Alger

L’Algérie abritera dans les prochains mois une rencontre de coordination des parties prenantes du projet SoutH2 Corridor, destiné au transport de l’hydrogène vert produit en Algérie vers l’Europe. L’annonce a été faite jeudi par le directeur de l’information et de la communication au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Khalil Hedna, lors d’une intervention sur les ondes de la Radio nationale.
Cette rencontre, initiée par le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, réunira les acteurs concernés en Algérie, Tunisie, Italie, Autriche et Allemagne. Elle portera sur les mécanismes de concrétisation de ce projet qualifié de « saut qualitatif » dans le domaine énergétique. Le SoutH2 Corridor vient compléter le projet d’interconnexion électrique pour l’exportation de l’électricité décarbonée algérienne vers l’Italie, piloté par Sonelgaz, Sonatrach et la société italienne ENI, dont les études avancent rapidement.
Par ailleurs, M. Hedna a indiqué que Sonelgaz s’apprête à lancer des projets de centrales électriques au Burkina Faso et au Mozambique, dans la continuité de l’expérience en cours à Niamey (Niger). Le groupe algérien mettra son expertise à disposition des partenaires africains via la formation spécialisée et la création de dépôts de matériel pour assurer l’approvisionnement en équipements et pièces de rechange produits localement.
Concernant les projets d’énergie solaire en Algérie, le responsable a rappelé que le programme de réalisation de 15 000 MW d’ici 2035 progresse « à pas sûrs ». La première phase, portant sur 3 200 MW, est déjà en cours dans plusieurs wilayas.
Plusieurs centrales entreront en service cette année pour une capacité totale de 1 480 MW. Le taux de réalisation dépasse 93 % à la centrale de Tendla (El Meghaier, 200 MW), atteint 86 % à El Ghrous (Biskra, 200 MW), 76 % à El Foulia (El Oued, 300 MW), 62 % à Khenguet Sidi Nadji (Biskra, 150 MW), et avoisine 50 % pour les centrales de Ouled Djellal, Abadla (Béchar) et M’sila.
G. Salima

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