Baron marocain, complices algériens : 12 ans de réclusion pour les accusés
Quatre des cinq mis en cause, poursuivis dans une affaire de trafic de stupéfiants au sein d’une bande criminelle organisée, ont été condamnés à 12 ans de réclusion, tandis que le cinquième, qui devait répondre des mêmes griefs, a été acquitté.
Les faits remontent au 3 juillet 2023, lorsque les services de la police d’Oran reçoivent des informations concernant un ressortissant marocain, prénommé « El Hadj Noureddine », s’apprêtant à introduire dans plusieurs wilayas, dont Oran, une importante quantité de kif traité, en se faisant aider par des complices résidant dans ces localités.
Une enquête est alors ouverte et les investigations permettent d’obtenir les coordonnées téléphoniques du suspect qui contactait ses complices via l’application WhatsApp. Afin de le confondre, un agent de sécurité contacte le baron marocain sur ce réseau en se faisant passer pour un client désirant acquérir de la drogue. Le baron marocain lui déclare alors pouvoir envoyer la quantité souhaitée et précise qu’il se trouve, à ce moment précis, avec l’un de ses clients algériens, «Larbi El Mnii », originaire d’El Ménia.
Le baron ajoute qu’il dispose actuellement de 100 kg de kif qu’il souhaite écouler. L’agent lui affirme qu’en plus de sa propre commande, il peut lui trouver d’autres acheteurs, et le marché est conclu.
Le dénommé Larbi se rend alors à Oran, plus précisément au quartier Akid Lotfi, où il doit rencontrer l’agent infiltré chargé de démanteler le réseau.
Lors de cette entrevue, le mis en cause remet à son interlocuteur les numéros de téléphone de ses complices, ce qui permet aux policiers de les identifier et de les localiser.
Ils conviennent de la livraison d’une cargaison ; c’est ainsi que plus de 43 kg de kif traité sont saisis et que quatre personnes sont appréhendées : K.S.M., B.Dj., D.M., et R.T.
Le cinquième mis en cause est arrêté au moment où il s’apprête à recevoir l’argent remis par l’agent infiltré. Cités à la barre du tribunal criminel, les accusés ont nié les faits en se rejetant mutuellement la responsabilité. Le représentant du ministère public avait requis 20 ans de réclusion contre l’ensemble des accusés.
Zemmouri L.
