Envoyé israélien au « Somaliland » : Les condamnations d’Alger

L’Algérie a condamné, au même titre que l’Égypte, la Somalie, le Soudan, la Libye, le Bangladesh, l’Arabie saoudite, la Palestine, la Turquie, l’Indonésie, le Pakistan et le Koweït, la décision de l’entité israélienne de nommer un envoyé diplomatique auprès du soi-disant « Somaliland ».
Dans un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères de ces pays ont dénoncé une violation flagrante de la souveraineté de la République fédérale de Somalie, ainsi que de son unité et de son intégrité territoriale. Ils ont réaffirmé leur rejet de toute mesure unilatérale portant atteinte à la souveraineté des États et exprimé leur soutien aux institutions légitimes de la Somalie, seul représentant de la volonté du peuple somalien.
Les signataires ont souligné que cette démarche constitue une violation manifeste du droit international, de la Charte des Nations unies et de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Ils ont averti qu’elle représente un précédent dangereux, susceptible de compromettre la stabilité de la Corne de l’Afrique et d’avoir des répercussions négatives sur la paix et la sécurité régionales.
Cette condamnation intervient dans un contexte régional marqué par une forte instabilité, où la Corne de l’Afrique est déjà confrontée à des crises humanitaires, des tensions internes et des rivalités géopolitiques. La présence israélienne dans cette zone stratégique est perçue comme une tentative d’ingérence qui pourrait accentuer les divisions, fragiliser les États et ouvrir la voie à de nouvelles confrontations.
Les experts estiment que l’installation d’une représentation diplomatique israélienne au Somaliland pourrait exacerber les tensions entre Mogadiscio et cette région autonome, déstabiliser davantage les équilibres politiques et sécuritaires et créer un foyer de rivalités internationales dans une zone déjà vulnérable.
Ch.G
