« Global Africa Tech » : L’Appel d’Alger adopté
La Conférence ministérielle africaine des télécommunications, organisée cette semaine dans le cadre de l’événement Global Africa Tech, s’est conclue par l’adoption de l’Appel d’Alger pour des télécommunications africaines souveraines (2026‑2030). L’annonce a été faite mercredi par le ministère de la Poste et des Télécommunications.
Les travaux de la conférence ont porté sur des questions stratégiques liées à la souveraineté numérique et à l’intégration des réseaux de télécommunications sur le continent. Ils se sont soldés par l’adoption d’un texte de référence : l’Appel d’Alger, qualifié de « document politique continental», comprenant 14 articles. Ceux‑ci fixent des engagements en matière de connectivité universelle, de protection des infrastructures numériques critiques, de souveraineté sur les données et de développement du capital humain. Le calendrier d’application s’étend sur la période 2026‑2030, en cohérence avec les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Le texte prévoit notamment la mise en place d’un cadre intégré pour le développement des centres de données, des points d’échange Internet et des solutions de cloud souverain hébergées sur le sol africain. Il insiste également sur le renforcement de la cybersécurité et sur le soutien aux écosystèmes technologiques locaux.
Les participants ont convenu de créer un secrétariat général de suivi et de coordination, chargé de faciliter la coopération entre États membres, d’encourager l’échange d’informations et de bonnes pratiques, et de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour des projets prioritaires.
Dans son intervention, M. Zerrouki a affirmé que l’Algérie offre aujourd’hui « un modèle continental de travail collectif », fondé sur la vision « toutes les infrastructures, une seule convergence ». Il a souligné que les réseaux terrestres, maritimes et spatiaux ne doivent plus être considérés comme des infrastructures sectorielles, mais comme des piliers stratégiques de souveraineté, de résilience et d’intégration économique.
En clôture, il a été décidé de soumettre l’Appel d’Alger à la prochaine Conférence de l’Union africaine, afin de l’examiner et de l’entériner officiellement, renforçant ainsi sa portée continentale et inscrivant ses orientations au cœur de l’agenda stratégique africain.
M. Salah
