Financement électoral : Un enjeu clé du scrutin

Le professeur de droit public à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, Cherif Kais, a insisté sur l’importance cruciale du financement des campagnes électorales, qu’il qualifie d’« opération clé dans le déroulement du scrutin».

Intervenant sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a expliqué que les difficultés rencontrées dans le déroulement des campagnes sont souvent liées à l’argent illicite et aux fonds collectés sans contrôle. Selon lui, l’absence de traçabilité des dons constitue le problème majeur, malgré les dispositions légales qui imposent la numérisation de toute opération dépassant 1.000 dinars.
La loi électorale prévoit que chaque liste doit désigner un trésorier et ouvrir un compte bancaire unique, destiné à enregistrer toutes les transactions financières et à assurer le paiement des dépenses de campagne. Or, sur le terrain, les pratiques anciennes persistent, avec des versements directs en espèces pour couvrir des frais tels que le transport ou la location de salles, échappant ainsi à tout contrôle.
Dans ce contexte, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a multiplié les mises en garde. Elle rappelle que tout financement doit être transparent et traçable, que les dons anonymes ou étrangers sont strictement interdits, et que l’État a prévu une aide publique de 300.000 dinars pour les candidats de moins de 40 ans, gérée dans le respect des règles de transparence.
L’ANIE prévient également que tout dépassement flagrant ou financement illicite peut entraîner la saisine du parquet et donner lieu à des poursuites pénales.
Pour Cherif Kais, la transparence financière est une condition essentielle pour préserver la crédibilité des élections et la confiance des citoyens.
M. Salah

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