Stratégie nationale antidrogue: Un premier bilan positif

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a affirmé samedi à Alger que la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la drogue et les psychotropes pour la période 2025-2029 a permis de réaliser « un saut dynamique et tangible sur le terrain ».
S’exprimant lors de la célébration de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic de drogues, le ministre a expliqué que l’Algérie est résolue à affronter ce fléau à travers une approche intégrée qui ne se limite pas aux conséquences, mais qui vise à en tarir les causes, les circuits et les sources de financement.
Il a souligné que la première année d’application de cette stratégie a confirmé la pertinence du choix adopté par l’État, en passant d’une logique dispersée à une logique de planification, de coordination et d’efficacité. Pour lui, la force de l’État face à la drogue ne se mesure pas seulement aux saisies ou aux réseaux démantelés, mais aussi à sa capacité à bâtir un système législatif protecteur et des institutions solides, capables d’anticiper et de s’adapter aux mutations du crime organisé.
Sur le plan international, Boudjemaa a insisté sur l’importance de renforcer la présence de l’Algérie dans les fora régionaux et mondiaux, en développant la coopération judiciaire et sécuritaire avec les pays partenaires et en contribuant aux débats sur l’amélioration du système international de contrôle des drogues, dans le respect de la souveraineté des États.
De son côté, le directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), Tarek Kour, a salué l’attention particulière accordée par le président Tebboune à ce dossier, qualifié de priorité nationale. Il a indiqué que le bilan préliminaire reflète une dynamique positive et une large mobilisation des acteurs concernés. Parmi les acquis, il a cité l’élection de l’Algérie, représentée par le professeur Younes Zebbiche, au sein de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) pour le mandat 2027-2032, ainsi que la désignation du docteur Yacine Boumrah dans le groupe d’experts chargé d’étudier le système international de contrôle des drogues.
Ces avancées renforcent la position de l’Algérie dans les instances internationales et confirment la capacité de ses compétences nationales à contribuer à l’élaboration de solutions équilibrées et efficaces pour lutter contre le trafic de drogues, consacrant ainsi son rôle de partenaire actif dans l’effort mondial.
Ch.G
