Viandes avariées et « métabisulfite » de sodium : Quatre ans de prison ferme pour deux frères

 

Le tribunal de Fellaoucène a condamné, dimanche, deux frères à quatre ans de prison ferme dans l’affaire de l’atelier clandestin de découpe de viande et de préparation de chawarma découvert à Bir El Djir. Le verdict intervient près de trois semaine après une opération de contrôle ayant permis la saisie de 2.947 kg de viande impropre à la consommation humaine.

L’intervention avait été déclenchée à la suite d’informations signalant l’existence d’un entrepôt clandestin où étaient stockées, transformées et distribuées des viandes rouges et blanches destinées à plusieurs établissements de restauration rapide, sans respect des normes sanitaires en vigueur.
L’opération, menée par les services de police en coordination avec le bureau communal d’hygiène, le vétérinaire communal et la Fondation nationale de protection du consommateur (NCPF), avait mis au jour une situation jugée particulièrement préoccupante.
Selon Abdelhakim Hadj Ali, président directeur général de la NCPF, les inspecteurs ont découvert un atelier insalubre, dépourvu d’alimentation en eau et de raccordement au réseau d’assainissement. Les viandes étaient découpées sur une simple planche en bois, dans un local envahi par des odeurs pestilentielles et ne répondant à aucune exigence d’hygiène. L’expertise vétérinaire a confirmé que les 2.947 kg de viande saisis étaient impropres à la consommation en raison du non-respect des conditions de conservation, de la chaîne du froid et des règles élémentaires de salubrité.
Les investigations ont également permis la saisie de 2,7 kg de « métabisulfite » de sodium, une substance chimique utilisée pour masquer les mauvaises odeurs et modifier l’aspect de la viande. D’après Abdelhakim Hadj Ali, cette quantité provenait d’un sac de 25 kg, ce qui laisse penser qu’une grande partie du produit avait déjà été utilisée. Toujours selon le président de la NCPF, la viande était écoulée auprès de plusieurs fast-foods spécialisés dans la chawarma, notamment dans les quartiers de l’est de la ville d’Oran.
Constituée partie civile dans cette affaire, la Fondation nationale de protection du consommateur a salué la décision du tribunal, estimant qu’elle constitue un message de fermeté à l’égard de toute atteinte à la santé publique et un avertissement aux auteurs de pratiques mettant en danger la sécurité alimentaire des consommateurs.
Fayçal. A

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