Il ne savait pas qu’il était recherché: Six ans de réclusion en appel pour trafic de cocaïne

Hier, le Tribunal criminel d’appel a condamné G.S., à 6 ans de réclusion criminelle pour trafic de cocaïne au sein d’une organisation criminelle organisée. Une affaire où de grands noms de narcotrafiquants, ayant trouvé refuge au Maroc, ont été cités. Ces derniers fournissaient leurs hommes en Algérie qui, à leur tour, écoulaient la drogue sur le territoire national, particulièrement dans les grandes villes.
Pour rappel, cette affaire remonte à juillet 2016 lorsqu’une Renault Clio avait été interceptée au niveau de la ville balnéaire d’Aïn El Turck. L’inspection du véhicule avait permis aux gendarmes de saisir 1 kg de cocaïne dissimulé sous le siège avant. Interrogé, le chauffeur Dj.K., était passé aux aveux expliquant que la cocaïne provenait du Maroc et que c’est un certain A.O., qui lui avait demandé de la remettre à K.Y. L’enquête avait établi que le baron se trouvant derrière cette opération n’est autre que le dénommé K. Bilal, le fameux « Ey-ey » et plusieurs téléphones portables, avec des puces d’opérateurs algériens et marocains ont été récupérés.
G.S., ignorait que son nom avait été cité dans cette affaire et c’est en voulant retirer son casier judiciaire pour la constitution d’un dossier administratif qu’il avait été arrêté. Cité à la barre du Tribunal du tribunal criminel d’appel, il a commencé par nier les faits, expliquant que c’est son cousin, qui fait partie de ce réseau, qui l’avait cité délibérément. Toutefois, les questions de la présidente de l’audience, le poussent dans ses derniers retranchements. Il finit par reconnaitre qu’il ne faisait qu’accompagner ce fameux cousin dans ses déplacements en contrepartie de sommes d’argent. Il reconnait également qu’il avait deviné le genre de transactions que faisait son cousin, sans pour autant savoir si c’était du kif ou de la cocaïne. « Le fait d’être cousin de ce baron ne fait pas de moi un narcotrafiquant », se justifie-t-il.
Quant aux appels émis de son téléphone, au total plus de 300, il explique que c’est le téléphone utilisé dans son travail et que l’un des frères de son cousin travaillait avec lui. « Il se pourrait qu’il soit derrière ces mêmes appels », ajoute-t-il pour sa défense.
Dans on réquisitoire le représentant du ministère public requiert à son encontre la perpétuité, expliquant que ce prévenu savait d’emblée ce qu’il faisait et recevait en contrepartie de l’argent. La défense plaide, quant à elle, les circonstances atténuantes. « Certes, mon mandant a été impliqué malgré lui dans cette affaire, mais il est loin d’être un baron et son seul tort a été de gagner un peu d’argent et c’est là où il avait fait le mauvais choix ». Rappelons que lors du premier procès, le tribunal criminel avait prononcé des peines allant de 10 à 15 ans de réclusion contre les six mis en cause jugés dans pour trafic de cocaïne.

L. Zemmouri

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