Filière des Sciences médicales : Est-ce la fin des remous ?

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a rencontré, samedi au siège de son département, les représentants des étudiants des différentes facultés de sciences médicales.
Lors de cette réunion, il a abordé les préoccupations des étudiants et a décidé d’une série de mesures pour y répondre, selon un communiqué du MESRS. M. Baddari était accompagné, entre autres, des directeurs des établissements universitaires et des doyens des facultés de médecine.
Parmi les mesures phares décidées lors de cette rencontre, l’augmentation du nombre de postes au concours d’accès au cycle des études médicales spécialisées à 4 045 postes, contre 3 045 postes auparavant. La date limite pour le dépôt du dossier d’accréditation internationale a également été fixée au 15 décembre.
De plus, une équipe de travail sera formée, composée de représentants des étudiants et de cadres du ministère, pour soumettre des propositions concernant l’augmentation de la valeur des bourses et d’autres préoccupations. Il a également été décidé de suspendre l’application de l’article 9 de l’arrêté 1144, qui fixe les conditions d’accès au cycle de formation en études médicales spécialisées, en prévision d’une modification impliquant les représentants des étudiants.
Le lancement d’un recensement des demandes d’authentification des diplômes via une plateforme numérique a également été acté. Un groupe de travail sera constitué pour proposer des solutions à ce sujet.
Les préoccupations soulevées par les représentants des étudiants ont été prises en compte au niveau local. La date du 27 octobre a été fixée comme dernier délai pour le lancement des travaux des différents groupes de travail formés pour traiter ces préoccupations.
Pour rappel, le mouvement pacifique de protestation a été lancé en fin de semaine dernière à Oran. Dans un communiqué, l’UGEA avait demandé des réponses efficaces et durables aux préoccupations des étudiants en médecine ainsi que l’insuffisance des services de formation et de stages, malgré l’augmentation du nombre de places pédagogiques ces deux dernières années, ce qui a créé une forte pression. Le communiqué évoque également l’ambiguïté du nouveau système pour les étudiants en médecine et la prime universitaire, qui ne répond plus à leurs besoins. À cela s’ajoute la question de la prime de stage pour les médecins internes, malgré leur contribution au système de santé.
Ch.G
