Crises alimentaires : Le plaidoyer d’Alger

L’Algérie a exhorté mardi soir le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter des mesures concrètes pour mettre fin à l’utilisation de la famine comme arme de guerre, rappelant la gravité des crises alimentaires qui ont frappé simultanément, en 2025, la bande de Ghaza et le Soudan.
Mehdi Litim, représentant permanent adjoint de l’Algérie auprès des Nations unies, a souligné que «la famine ne saurait en aucun cas être justifiée comme méthode de guerre », lors d’une réunion consacrée au rôle du Conseil de sécurité dans l’atténuation des crises alimentaires mondiales. Il a dénoncé la catastrophe humanitaire persistante à Ghaza, où 1,4 million de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë, et où des enfants meurent de malnutrition malgré la proximité de convois d’aide bloqués.
Concernant le Soudan, Litim a alerté sur une situation d’urgence parmi les plus graves au monde : près de 19,5 millions de personnes, soit 41 % de la population, souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, dont 135.000 en phase de famine et 825.000 enfants atteints de malnutrition sévère. Les entraves à l’accès humanitaire, les attaques contre les voies d’approvisionnement et la destruction des systèmes de production alimentaire aggravent la crise.
Le diplomate algérien a également exprimé sa préoccupation face à l’effondrement du financement international destiné au secteur alimentaire, appelant à protéger les civils et les infrastructures vitales. L’Algérie propose la mise en place de mécanismes d’alerte précoce, la reconstruction des infrastructures détruites, un accès humanitaire sûr et rapide, ainsi que des sanctions contre les parties qui utilisent la famine comme arme de guerre.
Réaffirmant son engagement aux côtés de ses partenaires, l’Algérie a assuré vouloir œuvrer pour le respect du droit international humanitaire, la protection de la dignité humaine et la promotion d’une paix durable où la faim ne sera plus jamais instrumentalisée.
M. Salah
