Détournement de mineure : Cinq accusés condamnés
Le Tribunal criminel de première instance de la Cour d’Oran a rendu son verdict dans une affaire impliquant cinq prévenus, dont une jeune fille, poursuivis pour détournement de mineure de moins de 16 ans, incitation à la débauche et détention de substances psychotropes. Les accusés ont été condamnés à un an de prison, dont six mois avec sursis.
Les faits remontent au 3 mars 2024, lorsque les services de police de Gdyel ont été alertés par une mère signalant la disparition de sa fille adolescente. Selon ses déclarations, l’absence de l’enfant a été constatée tôt le matin par le père, parti travailler. La jeune fille, contactée par téléphone, avait indiqué qu’elle reviendrait bientôt, évoquant des fugues répétées.
La mineure a ensuite été conduite au commissariat par sa mère, où elle a relaté les circonstances de sa disparition. Elle a expliqué avoir reçu un appel via WhatsApp de son amie, l’invitant à sortir et lui demandant de se préparer. Cette dernière est venue la chercher en voiture, accompagnée de deux jeunes hommes. Le groupe s’est ensuite rendu chez une autre femme à Gdyel, avant de rejoindre une ferme à Hassiane Toual, où quatre autres jeunes les ont rejoints.
Sur place, selon les déclarations de la victime, un des jeunes lui aurait remis des comprimés d’ecstasy, tandis que d’autres consommaient de la cocaïne. Elle aurait tenté de quitter les lieux, mais aurait été menacée par l’un des individus armé d’une barre métallique, avant d’être victime de viol. Elle affirme ne pas se souvenir de tous les détails, étant sous l’effet de substances.
L’examen médico-légal a confirmé les signes d’agression sexuelle, tandis que les analyses toxicologiques ont révélé la présence de psychotropes dans son organisme. L’enquête a permis d’identifier et d’interpeller les suspects, qui ont nié toute implication dans l’agression, affirmant que la jeune fille leur avait dit avoir été chassée par sa mère.
Devant le tribunal, les accusés ont maintenu leurs déclarations, rejetant les accusations. Le ministère public a requis dix ans de réclusion criminelle, tandis que la défense a plaidé la non-culpabilité, arguant de l’absence de preuves matérielles et du caractère déclaratif des accusations.
Zemmouri L.
