Misserghine : Démolition de constructions illicites

La lutte contre la prolifération de l’habitat illicite continue à Misserghine. Les services de la commune ont entamé, ce dimanche, une opération de démolition des extensions de constructions illicites dans la région de Ben Aïssa. L’APC a une nouvelle fois mobilisé des engins pour raser de nouvelles extensions de constructions illicites.
Pour sécuriser cette opération supervisée par le maire de Misserghine, Mohamed Belkacem Abdelouahab, la municipalité a fait appel à la force publique représentée par la Gendarmerie Nationale. Cette collectivité locale affirme que ces opérations de démolition des habitations illicites vont se poursuivre partout sur le territoire de cette commune. Une opération similaire de démolition a ciblé, récemment, des constructions illicites érigées dans le quartier Haï El Wiam. L’APC ne cesse de mener des démolitions d’habitations anarchiques. Pas moins d’une centaine de constructions illicites a été démolie, ces dernières années.
Parmi les conséquences des constructions illicites figurent principalement, une prolifération ingérable des quartiers anarchiques engendrant ainsi la perte de contrôle de l’extension et la planification de la ville, le peuplement de zones inhabitables à l’instar de celles qui se situent à proximité des cours d’eau et la marginalisation sociale des habitants des quartiers anarchiques. Certains construisent leurs habitations informelles sur les marges de la ville, parfois dans des zones inondables ou impropres à l’implantation résidentielle.
A l’échelle de la daïra de Boutlélis, plus d’un millier d’habitations informelles, érigées dans le domaine forestier, ont été démolies, ces cinq dernières années, sur des terrains agricoles et autres domaines publics à Bouyakour, El Hachem, Misserghine et dans la commune d’Ain El Kerma. Quatre opérations de démolition de constructions illicites ont été menées au niveau des espaces appartenant au domaine forestier à Boutlélis et à Misserghine. Ces démolitions ont été menées par les services de la conservation des forêts. La direction de la conservation des forêts avait poursuivi devant les tribunaux 140 personnes pour construction d’habitations sur le domaine forestier.
G. Salima
