Trafic de psychotropes : De lourdes condamnations confirmées en appel
La Cour d’appel d’Oran a confirmé, cette semaine, les lourdes peines prononcées en première instance dans une affaire de détention et de commercialisation de stupéfiants qui avait défrayé la chronique dans la capitale de l’Ouest. Les principaux prévenus, un certain B.F. et deux de ses sœurs, étaient poursuivis pour leur implication dans un trafic de psychotropes découvert à la fin de l’année dernière.
À l’issue des débats, la juridiction a maintenu la peine de sept ans de prison ferme infligée à B.F., considéré comme le principal accusé. L’une de ses sœurs, poursuivie pour complicité, a vu confirmer sa condamnation à trois ans de prison ferme, tandis que la seconde a finalement été acquittée, faute de preuves suffisantes.
Par ailleurs, la Cour a également statué sur le cas de B. Med, identifié comme le fournisseur présumé du réseau. Installé en Espagne et jugé par contumace, il a écopé de dix ans de prison ferme. Un mandat d’arrêt international a été émis à son encontre, les autorités judiciaires algériennes espérant obtenir prochainement sa remise aux mains de la justice.
Cette affaire a pris naissance au mois de novembre de l’année écoulée. À la suite de renseignements précis, les services de police ont ouvert une enquête ciblant B.F., soupçonné d’entreposer et de commercialiser des psychotropes à son domicile, situé en plein centre-ville d’Oran, dans le quartier de Cavaignac.
Une opération de police a été déclenchée, suivie d’une perquisition menée sous haute tension. Les enquêteurs ont mis la main sur un butin considérable : 200 comprimés d’ecstasy soigneusement dissimulés, ainsi qu’une somme en liquide dépassant 100 millions de centimes.
Confronté aux éléments saisis, B.F. n’a pas nié les faits et a même révélé le nom de son fournisseur, le fameux B. Med. Ce dernier est soupçonné d’être à la tête d’un réseau transfrontalier de psychotropes, avec des ramifications en Algérie.
Lors de la perquisition, les policiers ont rencontré une vive résistance. L’une des sœurs de l’accusé a tenté de s’opposer à leur intervention, ce qui lui a valu d’être poursuivie pour entrave à l’action des forces de l’ordre. À la barre, elle a justifié son attitude par la peur et la panique du moment, reconnaissant avoir eu une réaction « irréfléchie ». Sa seconde sœur, également poursuivie, a, quant à elle, affirmé n’avoir jamais eu connaissance des activités illicites de son frère.
Le procès en appel a donné lieu à des débats nourris. Le ministère public a demandé une aggravation des peines, arguant de la gravité des faits et de leur impact sur la société. Le procureur a rappelé que le trafic de psychotropes représente un fléau grandissant touchant directement la jeunesse, et qu’il convient de sévir contre les trafiquants pour envoyer un signal fort.
La défense, de son côté, a plaidé les circonstances atténuantes pour B.F., soulignant qu’il n’avait pas d’antécédents judiciaires et qu’il avait coopéré avec la justice en révélant l’identité de son fournisseur. Concernant les deux sœurs, l’avocat a insisté sur leur absence d’implication réelle dans les faits, plaidant la non-culpabilité.
Zemmouri. L
