Ce que j’en pense : Deux ans déjà !
Par Moncef Wafi
Deux ans, jour pour jour, et le 7 Octobre béni a permis au monde de redécouvrir la Palestine. Le prix à payer est lourd et inimaginable est le bilan de 24 mois de génocide interrompu juste par une trêve d’une poignée de semaines.
Le 7 Octobre a redéfini les cartes régionales, confondu les visages hideux de la trahison et remis chacun à sa place. Pour certains, à droite de la Résistance et du Martyr ; pour le reste, sous les semelles des parapluies. Les masques sont tombés aussi certainement que le peu d’honneur qui était encore accroché à la ceinture de la Nation et le pantalon a définitivement glissé sur le long chemin de la reddition.
Après une année : le 7 Octobre a changé la face du monde. Deux ans plus tard, il a conforté la vision des peuples du monde libre. Le terroriste n’est plus celui qui brandit la Kalachnikov, un keffieh autour du cou. C’est celui qui sourit devant les caméras, son bras plongé jusqu’à l’épaule dans le sang des femmes et des enfants. Les concepts ont évolué, les idéaux ont été consolidés et les fausses idées n’ont plus cours que dans les chaines d’informations nauséabondes d’Arabie Saoudite, d’Egypte, des Emirats et des Républiques bananières d’Europe.
L’horreur en direct, les bombardements en streaming, la famine, la déportation, les viols et les expropriations sont couverts par le silence complice et la compassion calculée et hypocrites des dirigeants du monde, encouragés par les délires psychédéliques de l’orang-outang.
Face aux chameaux à kipa, la fabrique des héros. Des hommes de notoriété publique et des combattants de l’ombre qui ont tout sacrifié pour leur foi inébranlable en des aspirations que la majorité de l’humanité ne pourra mesurer la portée. Ils ont donné leur vie, celle des leurs pour que leur cause soit entendue dans les quatre coins de la planète.
Face aux Boabdil de la Ligue, Gustavo Francisco Petro Urrego, dit Salah Eddine selon les nostalgiques de la glorieuse épopée arabo-musulmane ; alias Saladin d’après les scénarios judéo-chrétiens d’Hollywood. Le président colombien est ce qu’aucun dirigeant du monde ne sera, lui qui a mis un doigt d’honneur à la face du roi fou. Il a rappelé, au passage, s’adressant directement aux roitelets du désert et aux signataires du traité d’Abraham que la dignité ne parle pas forcément arabe et ne prie pas en direction de la Mecque.
Deux ans plus tard, la Résistance d’une ville assiégée, affamée, martyrisée, n’a pas vacillé malgré toutes les embuscades amies. Elle a forcé l’admiration et les négociations. Deux ans plus tard, la Palestine n’est plus une carte sur une géographie spoliée mais un Etat reconnu par les puissances occidentales. Deux ans plus tard, les peuples du monde libre se sont enfin libérés du mythe d’Israël.