L’affaire des 27 kg de kif : De 15 et 20 ans contre les accusés
Le tribunal criminel de première instance près la Cour d’Oran a rendu son verdict dans l’affaire impliquant les nommés H.M.A., H.M., et H.A. Accusés de détention et de transport de substances illicites, ils ont été condamnés à de lourdes peines : 20 ans de réclusion criminelle pour le premier et 15 ans pour ses deux complices.
Les faits ont débuté le 4 mars 2024, lorsque les services de lutte contre le narcotrafic de la sûreté de wilaya ont été informés qu’un baron marocain de la drogue s’apprêtait à introduire une importante cargaison de drogue sur le territoire national. Cette marchandise devait être entreposée chez un complice résidant à Béchar, avant d’être acheminée vers plusieurs régions du pays, dont Oran. À la suite de ces révélations, une enquête a été diligentée et le suspect H.M., alias « Smail El Baydi », a été placé sous étroite surveillance. Les enquêteurs l’ont pris en filature alors qu’il quittait la cité Djamel Eddine en taxi pour rejoindre Es Senia. Là, il a pris place à bord d’une Mercedes, immatriculée à l’étranger, afin de prendre la direction de Sidi Bel Abbès, puis de Béchar.
C’est à cette destination que les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation du conducteur ainsi que de ses deux acolytes, H.A., et H.M.A. Ces derniers étaient en possession de 27,250 kg de résine de cannabis. Lors de son interrogatoire, H.M.A., a reconnu les faits, précisant que sa mission consistait à stocker le produit. Il a également avoué que la quantité saisie dans la voiture était destinée à des clients oranais. Selon ses dires, le prix au kilogramme était fixé à 45 millions de centimes, pour une valeur globale estimée à 350 millions de centimes. Quant à son frère, H.A., il a expliqué agir en tant qu’intermédiaire pour assurer les transactions, tandis que le troisième prévenu se chargeait du transport.
Présentés à la barre du tribunal criminel, les trois accusés ont maintenu leurs déclarations initiales. Bien que le représentant du ministère public ait requis la réclusion à perpétuité, la défense a plaidé pour des circonstances atténuantes.
Zemmouri L.
