Education nationale : Le droit syndical au centre des préoccupations

Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Sadaoui, a présidé une réunion avec les responsables des organisations syndicales agréées, consacrée aux concertations autour du projet de révision du décret exécutif n°25-54 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l’Éducation nationale, a indiqué un communiqué du ministère.
La rencontre, qui s’est tenue au Lycée des Mathématiques Mohamed Mokhbi à Kouba (Alger), intervient dans le prolongement de la deuxième session de travail de la commission ministérielle chargée d’élaborer la proposition de modification du décret exécutif. Elle a été consacrée à la collecte des observations et propositions des syndicats, notamment sur l’intégration des fonctionnaires des services économiques, la correction des lacunes relevées après la promulgation du texte et la régularisation de la situation juridique des syndicats agréés, conformément à la loi n°23-02 relative à l’exercice du droit syndical.
Le ministre a rappelé que son département adopte une méthode de travail fondée sur le dialogue participatif et l’écoute de tous les partenaires sociaux, afin d’aboutir à une mouture consensuelle du projet qui garantisse la stabilité socio-professionnelle des fonctionnaires.
M. Sadaoui a précisé que le débat sur le projet reste ouvert et qu’il est nécessaire de recourir à des experts en matière financière, administrative et juridique pour assurer l’efficacité et la précision des propositions. Concernant le statut des membres des organisations syndicales, il a indiqué que les mesures prises par son département sont liées à la finalisation des aspects organisationnels relevant des prérogatives du ministère du Travail, notamment ceux relatifs à l’élection du délégué syndical.
Les responsables syndicaux présents ont exprimé leurs préoccupations concernant l’application de la loi n°23-02, insistant sur la nécessité de clarifier les données relatives à la représentation syndicale et de mettre en place un encadrement juridique facilitant l’exercice de l’activité syndicale. Ils ont également formulé des propositions sur la méthodologie des prochaines rencontres liées à l’amendement du décret exécutif.
La revendication d’une intégration sans condition de formation a été évoquée. À ce sujet, le ministre a assuré que cette demande sera prise en compte dans le projet d’amendement et que le souhait de ceux désirant suivre une formation programmée hors week-end sera respecté. Il a ajouté que le ministère prendra une décision à ce sujet très prochainement.
M. Salah
