Commerce informel : Vers une intégration progressive dans le marché formel

Le Conseil de la nation a examiné mardi, en séance plénière, le projet de loi modifiant et complétant la loi relative aux conditions d’exercice des activités commerciales. À cette occasion, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, a annoncé l’approche adoptée pour encadrer le commerce informel et l’intégrer progressivement dans le marché formel.
La ministre a expliqué que cette démarche vise à renforcer l’inclusion économique et sociale, conformément à une vision équilibrée. Elle a rappelé que les politiques publiques, notamment la loi de finances 2026, traduisent l’orientation stratégique de l’État vers l’instauration de cadres juridiques permettant l’intégration de l’informel, dans une logique de transparence et de concurrence loyale.
Dans ce cadre, son département œuvre en coordination avec les secteurs de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports pour exploiter 256 marchés de proximité non utilisés et réhabiliter 220 autres, afin d’absorber les activités commerciales illicites et les orienter vers un cadre organisé.
Mme Abdellatif a également mis l’accent sur le commerce électronique, en annonçant l’actualisation du cadre juridique pour inclure toutes les plateformes numériques, y compris les réseaux sociaux, et renforcer la protection du consommateur. Concernant le paiement électronique, elle a affirmé que son ministère accompagne la transition vers un système numérique intégré, basé sur l’exploitation de données précises, afin d’améliorer la gestion des chaînes de distribution et stabiliser les prix.
Sur la numérisation du registre de commerce, la ministre a indiqué que le processus est désormais appuyé par un système juridique et réglementaire intégré, permettant l’enregistrement électronique et la simplification des procédures via le portail numérique. Un groupe de travail interadministratif a été constitué pour faciliter davantage ces démarches.
Enfin, elle a assuré que la préservation du pouvoir d’achat des citoyens demeure une priorité centrale, à travers le renforcement des mécanismes de contrôle économique et le développement d’outils de suivi.
M. Salah

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