Tribunal criminel d’appel : Deux ans de prison pour l’agresseur d’un policier
Comparant devant le tribunal criminel d’appel pour tentative d’homicide volontaire, le dénommé T.W. a été condamné à deux ans de prison ferme après la requalification des faits en « coups et blessures volontaires ». Cette peine confirme ainsi le verdict prononcé en première instance. La victime, un policier, avait été agressée par le mis en cause qui l’avait poussé d’une hauteur de deux étages ; une chute ayant provoqué plusieurs fractures au niveau des membres et de la colonne vertébrale.
L’affaire remonte au 3 juin 2021. Ce jour-là, la sûreté de wilaya d’Oran reçoit l’appel d’un individu réclamant une intervention à son domicile, situé dans le quartier du Plateau. Il affirme avoir été agressé par son beau-frère et l’ami de ce dernier, un policier nommé Hakim, accompagné d’un second fonctionnaire dont il ignore l’identité. Une fois sur place, les services de police ne trouvent pas les agresseurs, mais tombent sur T.W., alors en état d’ébriété avancée. Ce dernier déposera plainte vingt-quatre heures plus tard.
Entre-temps, un signalement est émis par le poste de police du CHU d’Oran concernant l’admission du policier H.A., de la 14e sûreté urbaine, victime de multiples blessures. Le 4 juin 2021, T.W. est convoqué par la 2e sûreté urbaine. Interrogé de nouveau sur les faits, il déclare que le jour du drame, il se trouvait dans une pièce sur la terrasse de sa maison pour y consommer de l’alcool, lorsqu’il a entendu les cris de son épouse. En descendant au second étage, il aurait trouvé son beau-frère et les deux policiers qui s’en seraient pris violemment à lui, avant que l’un des fonctionnaires ne tente de les faire sortir du domicile. T.W., ajoute : « J’ai appelé les secours et c’est à ce moment-là que j’ai entendu crier. Quelqu’un est tombé, mais j’ignorais de qui il s’agissait et ce qu’il se passait. »
Il explique également qu’un différend l’opposait à son beau-frère suite à une dispute avec sa propre épouse, qui est la demi-sœur de ce dernier. Son beau-frère était venu ce soir-là pour accompagner la jeune femme. Les services de police se sont ensuite rendus au chevet de la victime, alors en salle d’opération au service de neurochirurgie. Une fois son état stabilisé, le policier a pu être auditionné. Il a affirmé qu’une altercation l’avait opposé au mis en cause au sujet du vol d’une somme d’argent. Il s’était rendu chez lui et c’est là que T.W., l’aurait poussé du haut de la terrasse, lui provoquant des blessures extrêmement graves.
Cité à la barre du tribunal criminel d’appel, le mis en cause a nié les faits. Tandis que le parquet a requis une aggravation de la peine, la défense a plaidé la non-culpabilité.
Zemmouri L.
