Situation sécuritaire au Mali: La réaction d’Alger

Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réitéré, hier lundi, la position « claire et constante » de l’Algérie en faveur de l’unité du Mali, de son peuple et de ses institutions, tout en rejetant fermement toutes les formes de terrorisme.

A l’issue de sa rencontre avec son homologue de Bosnie-Herzégovine, Elmedin Konaković, en visite officielle à Alger, Attaf a évoqué les « développements graves » que connaît actuellement le Mali, rappelant que l’Algérie, forte de son expérience douloureuse face au terrorisme dans les années 1990, ne peut tolérer ni justifier cette menace sous aucune forme.
Depuis le début de semaine, le pays est secoué par une offensive conjointe de groupes jihadistes et de rebelles touaregs. Plusieurs villes stratégiques du nord et du centre, dont Kidal, Mopti et Gao, ont été revendiquées par ces forces, tandis que la capitale Bamako a résisté à une attaque coordonnée le 25 avril 2026. L’armée malienne affirme garder le contrôle, mais la situation reste fragile.
M. Attaf a souligné que « la cohésion nationale est le véritable bouclier contre le terrorisme », insistant sur la nécessité pour les Maliens de renforcer leurs liens internes afin de faire face aux menaces. Cette approche s’inscrit dans la continuité de la médiation algérienne menée depuis des années, notamment à travers l’Accord de paix d’Alger de 2015, qui visait à réconcilier Bamako et les groupes armés du nord.
L’Algérie, qui partage une longue frontière avec le Mali, considère la stabilité de ce pays comme une priorité stratégique pour la sécurité régionale malgré les incessantes attaques de la junte au pouvoir contre tout ce qui est Algérie ainsi que ses accointances suspectes avec le makhzen et le bras armé d’Israël dans le monde arabe, les Emirats.
G. Salima

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