Famine à Ghaza : Alger met le monde devant ses responsabilités

L’Algérie a condamné avec la plus grande fermeté l’utilisation de la famine comme arme de guerre par l’occupation israélienne contre la population de Ghaza, dénonçant une politique préméditée qui s’inscrit dans une stratégie plus large de déplacement forcé et de réoccupation.
Cette position a été exprimée samedi dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, alors que les Nations unies viennent de déclarer officiellement l’état de famine dans la bande de Ghaza – une première dans l’histoire du conflit au Proche-Orient. La diplomatie algérienne a souligné que cette catastrophe humanitaire n’est pas le fruit de circonstances exceptionnelles, mais bien une décision politique, planifiée et assumée par l’occupant. « Cette famine n’est pas étrangère aux projets de réoccupation de Ghaza, ni à ce que l’on appelle désormais le projet de la Grande Israël », a-t-elle indiqué.
L’Algérie, membre actuel du Conseil de sécurité des Nations unies, a réaffirmé son engagement à intensifier ses efforts diplomatiques pour mettre fin à ce qu’elle qualifie de « guerre d’extermination» menée contre le peuple palestinien. Elle appelle la communauté internationale, et en particulier le Conseil de sécurité, à assumer pleinement ses responsabilités afin d’empêcher la mise en œuvre de ce projet expansionniste et de préserver les fondements de la solution à deux États.
Pour Alger, le soutien à la Palestine n’est pas seulement une posture diplomatique, mais un engagement historique et moral. Héritière de sa propre lutte pour l’indépendance, l’Algérie voit dans la cause palestinienne une extension naturelle de son combat contre le colonialisme. Plus récemment, l’Algérie a multiplié les initiatives visant à renforcer l’unité des factions palestiniennes et à plaider pour la reconnaissance d’un État palestinien souverain avec Jérusalem-Est comme capitale.
En tant que membre du Conseil de sécurité en 2025, l’Algérie entend peser davantage dans les débats internationaux. Le communiqué de samedi réaffirme cet objectif : « L’Algérie poursuivra ses efforts diplomatiques pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire sans précédent et hâter l’avènement d’un État palestinien indépendant et souverain, avec Al-Qods Echarif pour capitale. »
T. Feriel
