Garde médicale et repos compensatoire: Les exigences de Aït Messaoudene

Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a présidé mardi une réunion consacrée à plusieurs dossiers organisationnels destinés à améliorer la gestion du service public hospitalier, avec pour axe central le respect du système de garde et du repos compensatoire — un point récurent des revendications du personnel soignant ces dernières années.
La rencontre, tenue au ministère, a rassemblé des cadres de l’administration centrale et des représentants de l’ensemble des corps professionnels de la santé : professeurs hospitalo-universitaires, médecins, médecins résidents, médecins spécialistes, sages-femmes, personnel paramédical et assistants médicaux en anesthésie-réanimation.
Selon le communiqué du ministère, les discussions ont porté sur l’amélioration des conditions de travail des personnels du secteur, condition jugée indispensable par le ministre à une prise en charge optimale des patients et à l’amélioration des performances des établissements de santé. A ce propos, Aït Messaoudene a insisté sur la nécessité d’appliquer le système de garde et de repos compensatoire conformément aux cadres légaux et réglementaires en vigueur, une démarche censée garantir une répartition plus équilibrée des gardes et une gestion plus efficiente des ressources humaines, en tenant compte des spécificités propres à chaque spécialité médicale et à chaque structure sanitaire.
Le ministre a profité de cette réunion pour rappeler le rôle de la Commission nationale d’évaluation, installée fin avril 2026 et chargée de la normalisation et de l’accréditation des établissements de santé. Cette instance, présentée comme un mécanisme central pour ancrer les normes de qualité, avait été décrite lors de son installation comme une instance nationale de référence investie de missions stratégiques, notamment l’élaboration et la mise à jour du référentiel national d’accréditation des établissements de santé, la définition de normes d’évaluation des performances et de la qualité de la prise en charge, ainsi que l’accompagnement des établissements dans une démarche qualité et d’amélioration continue. Elle est également habilitée à analyser les indicateurs nationaux de performance des établissements de santé et à élaborer des rapports contribuant à l’orientation des politiques de santé, en plus de son rôle dans l’organisation du système d’accréditation et la formation des évaluateurs. Sa composition associe des représentants de l’administration centrale, des cadres des établissements de santé, ainsi que des experts et enseignants issus de divers domaines médicaux, scientifiques et techniques.
Par ailleurs, le ministre a appelé à dégager des recommandations concrètes et applicables, susceptibles d’améliorer le cadre de travail, de renforcer la protection du personnel de santé et d’élever la qualité des prestations offertes aux citoyens. Il a conclu la rencontre en donnant des orientations visant à renforcer la coordination entre l’administration centrale et les établissements de santé, annonçant la poursuite de ce type de rencontres de concertation pour améliorer les performances du secteur et le niveau de prise en charge des patients.
T. Feriel
