Une dispute se solde par un mort : Peine capitale contre deux fugitifs
Le tribunal criminel de première instance a condamné par contumace les deux mis en cause en fuite, A. H., et A. T., à la peine capitale, assortie d’un mandat d’arrêt, pour homicide volontaire. Trois autres prévenus ont, quant à eux, comparu à l’audience sous le même chef d’inculpation. À l’issue des délibérations, les faits ont été requalifiés en complicité pour ces derniers : les dénommés A.A., et M. M., ont été condamnés à deux ans de prison ferme, tandis que le troisième a été acquitté.
Cette affaire remonte au 24 septembre 2024, lorsque les services de police en poste à l’hôpital d’Oran ont avisé la sûreté de wilaya du décès de B. Oussama, 23 ans, domicilié à Haï El Hassi, admis initialement pour des coups et blessures volontaires.
Entendu par les enquêteurs, le père de la victime a mis en cause les deux fugitifs ainsi que leurs acolytes. Il a expliqué que le dénommé A. T. avait d’abord percuté son fils à bord d’une Kia Picanto, avant que les dénommés A. H. et A. A. ne le frappent à coups d’armes blanches alors qu’il se trouvait à terre. Se rendant aux urgences, les policiers ont effectivement constaté sur le corps de la victime de profondes blessures par arme blanche, le rapport du médecin légiste confirmant par la suite une mort violente.
Les investigations lancées ont permis d’identifier la plaque d’immatriculation du véhicule ainsi que les trois prévenus A.A., M.M. et A.M. Interrogé, A.A. a déclaré qu’alors qu’il revenait de Boutlélis, il avait reçu un appel l’informant que son frère A.T. venait de subir une agression, désignant B. Oussama comme l’auteur des faits. A.T. lui aurait également avoué avoir frappé la victime avec un couteau, sans précisions sur la zone touchée.
Ce qui n’était au départ qu’une simple altercation entre deux jeunes a très vite dégénéré, poussant d’autres individus à s’en mêler, armes blanches à la main. Le propriétaire d’une pizzeria située à proximité des lieux du drame a témoigné qu’en une fraction de seconde, alors qu’il préparait une commande pour A.T., il avait vu plusieurs jeunes s’affronter violemment au couteau avant qu’une voiture n’arrive à toute vitesse pour percuter la victime. « Je ne saurais dire comment cette folie meurtrière a commencé », a déclaré ce témoin.
Cités à la barre du tribunal criminel, les trois prévenus présents ont nié l’ensemble des accusations portées contre eux, soutenant qu’ils ne se trouvaient pas sur les lieux au moment de l’agression mortelle et rejetant l’entière responsabilité sur les deux fugitifs.
Zemmouri. L
