Appartenance à Daech : Un ressortissant marocain condamné
Poursuivi pour tentative d’émigration clandestine vers un pays étranger en vue de rejoindre des organisations terroristes, Ch. M., ressortissant marocain né en Belgique, a été jugé par le tribunal criminel de première instance près la Cour d’Oran. À l’issue des délibérations, l’accusé principal a été condamné à sept ans de réclusion criminelle, tandis que ses co-prévenus, de même nationalité et répondant des mêmes griefs, ont bénéficié de l’acquittement.
Les faits remontent au 15 juillet 2025. Lors d’une opération de rapatriement de ressortissants marocains libérés de la maison d’arrêt d’Aïn Fezza, dans la wilaya de Tlemcen, les services de sécurité ont identifié le principal mis en cause parmi le groupe. Ce dernier faisait l’objet d’un avis de recherche international émis par Interpol à la demande des autorités belges, après sa disparition de plus d’une année. Selon les investigations, l’individu, originaire de Nador, s’était rendu dans une zone de conflit sous le contrôle du groupe terroriste Daech.
Lors de ses premiers interrogatoires, il a reconnu avoir rejoint les rangs de l’organisation et prêté allégeance à son émir, tout en affirmant que cinq autres ressortissants marocains l’accompagnaient.
Entendus à leur tour, ses co-prévenus ont affirmé n’avoir rencontré le mis en cause que très brièvement, durant la demi-journée ayant précédé leur expulsion. Selon leurs déclarations, Ch. M. avait tenté de les embrigader pour le compte de Daech au cours de leur détention en Algérie — où ils avaient été incarcérés pour entrée illégale sur le territoire national —, une sollicitation qu’ils ont soutenu avoir catégoriquement refusée.
À la barre du tribunal criminel, le principal accusé a réitéré ses aveux, revendiquant ouvertement son appartenance à l’organisation terroriste devant l’assistance, tandis que ses co-prévenus ont rejeté l’ensemble des accusations. Lors de ses réquisitions, le représentant du ministère public a réclamé la peine maximale à l’encontre de tous les prévenus. La défense de l’accusé principal a sollicité les circonstances atténuantes, alors que celle de ses co-prévenus a plaidé l’acquittement pur et simple.
Zemmouri L.
