Alors que 370 civils palestiniens ont été tués : L’inquiétude d’Alger face à l’agression sioniste contre la bande de Ghaza

L’Algérie a exprimé sa « profonde » inquiétude face à l’escalade des agressions sionistes barbares contre la bande de Ghaza, qui ont coûté la vie à des centaines de Palestiniens innocents, appelant la communauté internationale à intervenir immédiatement, à travers les instances internationales concernées, pour protéger le peuple palestinien contre la brutalité et la criminalité sionistes, a indiqué, samedi dernier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger.
L’Algérie « condamne vigoureusement ces politiques et pratiques contraires aux règles humaines les plus élémentaires et à la légalité internationale », ajoute la même source.
L’Algérie demeure convaincue que l’occupation coloniale sioniste est « au cœur du conflit arabo-israélien » et que « mettre fin aux affres et aux tragédies découlant de ce conflit passe, sans nul doute, par le respect des droits nationaux légitimes du peuple palestinien et l’établissement de son Etat indépendant sur les frontières de 1967 avec El-Qods pour capitale », a conclu la même source.
Pour sa part, le Conseil de la Nation a fermement condamné ces agressions. Dans un communiqué, rendu public hier, il a indiqué que la bande de Ghaza est désormais « le théâtre d’une apathie internationale honteuse face à une arrogance coloniale croissante ».
Le bureau de la Chambre haute du Parlement  » désapprouve la poursuite de l’hypocrisie à l’échelle internationale qui adopte la politique de deux poids, deux mesures dans son traitement de la juste cause palestinienne, et ce à travers atermoiement délibéré, la partialité flagrante et la justification déhontée de la politique sanguinaire sioniste et de ses crimes contre l’Humanité », a ajouté la même source. Il a, en outre, appelé les instances onusiennes, à leur tête, le Conseil de sécurité à « œuvrer à imposer le respect des chartes onusiennes, des principes du droit international et des clauses de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, en mettant un terme au mépris par l’occupant sioniste de la légalité internationale.
Il a également appelé « les parlementaires du monde entier à soutenir le peuple palestinien, à se solidariser avec lui et à défendre sa juste cause dans toutes les tribunes parlementaires régionales et internationales, en consécration du message des Parlements et en concrétisation des nobles objectifs de la diplomatie parlementaire ».

L’indignation des partis politiques

De leurs côtés, les partis politiques se sont aussi exprimés sur ce sujet. Dans ce cadre, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a condamné l’escalade « barbare » par l’entité sioniste des incursions de l’esplanade de la Mosquée d’Al Aqsa Echarif et « sa persistance dans la profanation » des Lieux Saints, affirmant que le peuple palestinien n’a devant lui « d’autres choix que de protéger son droit, récupérer ses Lieux Saints et réparer les injustices, en poursuivant la brave résistance », lit-on dans le communiqué du MSP. A son tour, le Mouvement national d’El Bina a condamné, dans un communiqué, « fermement » l’escalade à laquelle se livre l’occupation sioniste dans ses agressions « répétées et les souffrances » infligées aux enfants du peuple palestinien sans défense, ainsi que « les campagnes de judaïsation de la Mosquée d’Al Aqsa Echarif « , appelant la communauté internationale à assumer « pleinement ses responsabilités » vis-à-vis de ce qui se passe en Palestine occupée.
Le mouvement « Al-Bina » a mis en avant la nécessité d' »unifier les rangs » de toutes les forces politiques palestiniennes pour protéger et consacrer le droit du peuple palestinien « à construire son Etat indépendant avec Al-Qods comme capitale », insistant sur la nécessité d’une « prise de conscience pour ceux qui désirent normaliser leurs relations » avec l’entité sioniste.
Dans le même contexte, le mouvement Ennahda a salué le peuple palestinien et sa résistance, exprimant son soutien pour « repousser leur ennemi injuste ». Il a appelé également la nation arabo-musulmane à soutenir « fortement » le peuple palestinien et sa résistance en ces temps difficiles.
Après avoir exprimé « son regret pour certains régimes qui s’empressent de normaliser », le parti avait également mis en avant la « constance » de plusieurs pays dans leurs positions honorables sur la question palestinienne, en tête desquels l’Algérie.
De son côté, le parti de Talai El-Houriyet a « réitéré son soutien inconditionnel » au peuple palestinien frère et aux factions de la résistance qui ont, selon un communiqué de cette formation politique, « brisé la barrière de la peur et mis fin au mythe d’un régime invincible », tout en redonnant de l’espoir aux peuples arabes quant à la possibilité de vaincre le « régime usurpateur » et libérer les terres palestiniennes, en rejetant le projet de « normalisation » auquel ont adhéré certaines régimes arabes complices tentant de se rallier à une entité inévitablement éphémère.
Synthèse R.N

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