Ce que j’en pense: Rendre à César…

Par B. Mira

Plus d’un mois après l’opération « déluge d’al-Aqsa », les bombardements israéliens ne cessent de pleuvoir sur la bande de Ghaza. Les forces d’occupation poursuivent leurs attaques « défensives » à portée génocidaire, quand une résolution onusienne, portant sur le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, est votée.
La résolution a été adoptée, vendredi 10 novembre 2023 par 168 pays, lors de la troisième commission chargée des affaires sociales, humanitaires et culturelles de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cinq pays, dont les Etats-Unis et Israël, ont, sans surprise, voté contre !! Contre le même principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose ou devrait disposer du choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.
Mais apparemment, le droit international n’est pas applicable quand il s’agit des Palestiniens. Longtemps privé de ce droit depuis la création de l’État d’Israël en 1948, ce peuple étouffé par un régime d’apartheid mérite pourtant de vivre dans un État qui est le sien, de choisir son propre destin, sans ingérence extérieure.
Au lieu de cela, il est soumis aux mêmes affres depuis des décennies, et pendant qu’on « discute » de son sort, le long cortège sombre de crimes de guerre contre l’humanité suit son train, ciblant principalement ses hôpitaux, derniers refuges des civils pour les transformer en champs de ruine.
La situation est alarmante : chaque jour, des gens meurent à Ghaza faute de soins, d’assistance humanitaire, d’eau et de nourriture, s’ils ne sont pas tués par les assauts sionistes.
Le mercredi 15 novembre 2023, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une nouvelle résolution appelant à des pauses humanitaires urgentes et prolongées à Ghaza et à la libération immédiate des otages… en vain !
Pourquoi le droit international n’est-il pas appliqué ? Simplement parce qu’en l’absence d’instances internationales autonomes, le droit international ne peut être respecté. Le Conseil de sécurité, organe exécutif de l’ONU, est entièrement paralysé par les considérations politiques des États qui le composent.
Tous les discours foireux sur la justice et la paix ne servent que d’étendoir au service des uns pour mieux contrôler le monde. Rien n’empêche les agresseurs de violer délibérément le droit qu’ils ont eux-mêmes instauré pour perpétuer indéfiniment l’occupation. Cette politique n’a d’autre finalité que de contraindre le peuple palestinien à concéder ses droits politiques et territoriaux. Mettre fin à l’occupation israélienne et créer un État palestinien, en finir avec la discrimination et la violence contre les Palestiniens et redonner au peuple palestinien ce qui lui est dû, ni les États-Unis, ni Israël, ni leurs alliés ne sont disposés à s’y résigner.
Quoi qu’il en soit, les effets politiques de la bataille en cours ont fracassé le projet sioniste dans les fondements sur lesquels il repose. Il s’agit là d’un résultat historique qui n’aurait jamais pu être atteint sans les énormes sacrifices du peuple palestinien.
Ni le droit international, ni les pays arabes réunis, ni l’ONU ou une autre institution, n’ont arrêté la guerre, ni ouvert les ponts de passage, ni cessé le feu, ni instauré la paix ou même une trêve humanitaire, ni épargné la vie d’un seul enfant palestinien.
Ce sont les combattants palestiniens qui résistent aux assauts, ce sont les Palestiniens qui parlent au nom de tous les opprimés et qui, en fin de compte, seront les seuls à déterminer l’avenir des leurs au prix de leurs propres vies, ils redessineront, un jour, les frontières de leurs terres « du Fleuve à la Mer ».
Victimes, combattants et héros, qu’on leur rende la grâce qu’ils méritent ! Un peuple de résistance, qui dans sa rude lutte, a su se donner les moyens et l’intelligence nécessaires pour casser le mythe et dévoiler bien des vérités. Aujourd’hui, le monde entier est la Palestine, n’en déplaise à ses tyrans.

 

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