Paru aux éditions Frantz Fanon : Rabeh Sebaa «pense» l’Algérie

Auteur du premier roman en langue algérienne « Fahla », Rabeh Sebaa vient de « Penser l’Algérie ».
Préface de Mohamed Kacimi, postface de Bachir Dahak, Les contre-feux de la déraison s’inscrit dans cet exercice intellectuel de certains penseurs algériens qui plongent « sans filet dans la texture intime d’une société » en proie à « une double absence » entre opinions et fondements du pouvoir.
Professeur de sociologie et d’anthropologie, essayiste, romancier et chroniqueur, Rabeh Sebaa met à contribution ses multiples facettes au service d’un travail de recherches méticuleux qui le mène sur les pistes, longtemps taboues, d’une réflexion proscrite autour des grandes fractures algériennes à travers notamment « le naufrage des classes moyennes, les pathologies du religieux instrumentalisé » ou encore « la coexistence heurtée des langues » ainsi que « l’effritement du tissu social, comme l’indique la 4e de couverture.Auteur de plusieurs ouvrages fondateurs, Rabeh Sebaa revisite les grandes dates ayant marqué l’histoire du pays, ces trente dernières années, à l’instar d’Octobre 88 et du Hirak 2019, sans fards ni complaisance. Rabeh Sebaa refuse les demi-mots et évacue toute langue de bois pour aller jusqu’au bout de ses opinions. « Un livre radical qui ne cherche pas à rassurer, mais à réveiller », résume l’éditeur, Frantz Fanon.
S.O
