Transport public et Code de la route : Les précisions de l’Intérieur

La question de l’augmentation des tarifs du transport public continue de susciter des clarifications, après des annonces contrastées émanant des autorités publiques et du Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT).
Selon un communiqué diffusé par le SNTT, affilié à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), une augmentation des tarifs aurait été actée à l’issue d’une réunion tenue avec les représentants des ministères concernés. Le syndicat a, dans ce cadre, annoncé la reprise du travail par ses adhérents, estimant que leurs principales revendications avaient trouvé une issue favorable.
« La revendication relative à l’augmentation des tarifs pour faire face à la hausse des carburants a été accordée », a indiqué Bilal Mohamed, président de l’Union nationale des transporteurs. Il a précisé que l’essentiel des demandes formulées par les syndicats a trouvé un écho favorable auprès des autorités. « Nous pouvons dire que 80 % de nos revendications ont été satisfaites », a-t-il affirmé.
Concernant le montant exact de la hausse des tarifs des transports publics, Bilal Mohamed a précisé que la question sera tranchée mardi prochain, lors d’une réunion prévue au siège du ministère des Transports. Cette rencontre devrait permettre de fixer officiellement les nouveaux barèmes applicables aux différentes catégories de transport, notamment les lignes urbaines, interwilayas et les taxis.
En attendant cette annonce, le mot d’ordre de la grève lancé par les groupes structurés a été largement suivi dans plusieurs wilayas du pays. D’après les informations collectées, les transporteurs de voyageurs assurant les lignes inter-wilayas ont massivement observé l’arrêt de travail, perturbant fortement la circulation et les déplacements des citoyens.
Le mouvement a également été suivi par les chauffeurs de camions, traduisant un mécontentement plus large lié à l’augmentation des coûts d’exploitation, en particulier ceux du carburant et de l’entretien des véhicules.
Toutefois, du côté du gouvernement, la position se veut plus nuancée. Dans un communiqué officiel publié à l’issue d’une rencontre consultative présidée par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, sur instruction du ministre Saïd Sayoud, il est précisé que la question de la tarification du transport demeure à l’étude.
Selon ce même communiqué, le dossier des tarifs sera examiné « en tenant compte du caractère social du service public et de la capacité du citoyen », sans qu’une décision définitive n’ait, à ce stade, été officiellement annoncée. La réunion a rassemblé plusieurs partenaires sociaux, dont des organisations de transporteurs, des représentants du commerce et de l’artisanat, ainsi que l’UGTA.
Concernant le projet de Code de la route, les autorités ont également tenu à préciser qu’il demeure en cours d’examen dans le cadre du processus législatif, et qu’il reste ouvert aux propositions et observations formulées par les partenaires concernés.
Cette rencontre s’inscrit, selon le gouvernement, dans une démarche de prise en charge des préoccupations professionnelles dans un cadre institutionnel, visant à assurer la continuité du service public de transport et à répondre aux attentes des usagers. Les autorités ont par ailleurs réaffirmé que le dialogue avec les partenaires sociaux demeure ouvert.
En attendant une annonce officielle tranchant définitivement la question des tarifs, la situation reste suivie de près par les professionnels du secteur comme par les citoyens, directement concernés par toute évolution des prix du transport.
Khaled Boudaoui
