Depuis le début de juillet: Une centaine de cas d’intoxication alimentaire à l’EHU

Chaque été, les risques d’intoxication alimentaire augmentent de manière significative en raison de la chaleur, de la consommation d’aliments non contrôlés et des repas collectifs lors de divers événements.
A Oran, cette situation préoccupante a conduit les services de santé à renforcer les mesures de surveillance et de prévention pour protéger la santé publique. En effet, depuis début juillet, le service des urgences de l’EHU 1er Novembre 1954 à Oran a recensé une centaine de cas d’intoxications alimentaires. Les premiers foyers d’intoxication par ingestion alimentaire mis à l’index sont les pizzerias, les fast-foods, les restaurants et les marchands de glaces. Ces intoxications sont dues au non-respect des règles d’hygiène et de la chaîne de froid, notamment pour les produits périssables tels l’œuf utilisé dans la confection des gâteaux et des pâtisseries, outre le lait et ses dérivés, les conserves et les boissons sont aussi mis à l’index. Ces incidents, bien que présents tout au long de l’année, augmentent considérablement durant la période estivale.
Pour contrer cette tendance, la direction du commerce a mis en place un dispositif spécial de surveillance et de contrôle durant la saison estivale. Une centaine de brigades d’inspection ont été mobilisées pour contrôler l’hygiène et la qualité des produits dans les commerces, complexes touristiques, les restaurants, fast-foods, crémeries, cafés maures et hôtels. Ces brigades opèrent toute la semaine et en dehors des heures de travail habituelles, ciblant les 26 communes de la wilaya, notamment les zones côtières.
Les intoxications alimentaires sont souvent dues à la rupture de la chaîne de froid et au non-respect des règles d’hygiène dans la préparation des repas. Les bactéries les plus courantes responsables de ces infections sont la Salmonella, le Campylobacter et la Listeria. Les produits à risque incluent les œufs et leurs dérivés, les volailles, les poissons et les viandes consommées crues ou peu cuites. Les pâtisseries, les pastèques, les laitages et la viande congelée mal conservée sont également des sources fréquentes de contamination.
Selon une enquête menée par le ministère du Commerce, plus de 60% des intoxications alimentaires collectives surviennent lors de fêtes, d’occasions familiales et dans les restaurants universitaires, souvent hors du contrôle des agents du commerce. Le coût de prise en charge médicale d’une victime d’intoxication alimentaire est estimé à 100.000 dinars.
Fayçal A.
