Aïn El-Bia : Cinq ans de prison pour enlèvement et torture
Le tribunal criminel d’Oran a jugé cette semaine six accusés poursuivis pour association de malfaiteurs, enlèvement avec violence et menaces, ainsi que pour actes de torture. Cinq d’entre eux ont été condamnés à cinq ans de réclusion, tandis que le sixième a été acquitté.
Selon les détails de l’affaire, les faits remontent au 23 juillet 2023, vers 18h30, lorsque les services de police de Gdyel ont interpellé B. Brahim Mohamed, B. Noureddine et B. Salim, tout en saisissant un véhicule de marque Renault Clio de couleur blanche, dans le cadre d’une enquête sur l’enlèvement de B. Mohamed.
Ce dernier avait déposé plainte, affirmant résider dans le même quartier que les deux accusés, B. Noureddine et B. Salim, avec lesquels il avait de nombreux différends. Il a déclaré que le 10 juillet 2023, alors qu’il se trouvait au café Scalera, situé au centre de la commune de Gdyel, le dénommé B. Brahim, armé d’un couteau, s’était approché de lui et l’avait frappé à plusieurs reprises à la tête. Il a été ensuite rejoint par B. Salim, B. Noureddine et C. Mourad, tous à bord d’une Renault Clio, qui l’ont transporté jusqu’à une résidence située dans la commune d’Aïn El-Bia.
Selon la victime, il a reçu plusieurs coups de couteau dans le véhicule, a été menotté avec des liens plastique de serrage, puis contraint d’entrer dans la résidence où il a été agressé à l’aide de bâtons en bois dans la cour. Par la suite, ses agresseurs ont contacté la police en affirmant qu’il s’était introduit chez eux.
Entendu par les enquêteurs, B. Salim a reconnu l’existence de différends entre lui et le plaignant. Il a déclaré qu’il se trouvait près de Gdyel vers 19h, lorsqu’il a reçu un appel de son frère Noureddine l’informant que B. Mohamed s’était introduit à leur domicile d’Aïn El-Bia. Il s’y est rendu immédiatement, a trouvé le plaignant au sol, puis a contacté la police.
De son côté, B. Noureddine a affirmé se trouver devant son domicile à Aïn El-Bia lorsqu’il a vu B. Mohamed, blessé, armé d’une épée et criant devant sa porte. Il aurait alors maîtrisé l’homme et appelé son frère, qui a ensuite contacté les forces de l’ordre. Il a nié avoir été à Gdyel ou avoir eu connaissance des événements qui s’y seraient produits.
L’enquête, étayée par les images des caméras de surveillance du café, a toutefois confirmé les déclarations de la victime.
Lors du procès, celle-ci a maintenu ses accusations, tandis que les prévenus ont nié les faits, certains allant jusqu’à contester leur présence sur les lieux.
Dans son réquisitoire, le procureur a confirmé la solidité des charges retenues contre les accusés, requérant 20 ans de réclusion criminelle. La défense, de son côté, a plaidé la non-culpabilité de ses clients.
Zemmouri L.
