Elle a porté plainte pour cyberharcèlement aggravé Imane Khelif contre-attaque à Paris

Suite à la plainte déposée par la boxeuse algérienne Imane Khelif pour des faits de cyberharcèlement aggravés, le parquet de Paris a annoncé, hier, l’ouverture d’une enquête. Me Nabil Boudi, avocat de la pugiliste, a déposé plainte en ligne pour cyberharcèlement aggravé, auprès du pôle judiciaire parisien de lutte contre la haine. L’enquête vise à identifier les coupables du cyberharcèlement de la championne olympique.
Après l’avalanche de haine qu’elle a subie sur son genre, la courageuse boxeuse algérienne Imane Khelif a décidé de défendre sa dignité et de réclamer que justice soit faite. Au lendemain de la victoire héroïque en finale de boxe féminine (-66 kg) aux JO face à la boxeuse chinoise Yang Liu vendredi 9 août, Yang Liu, Me Nabil Boudi a annoncé avoir porté plainte auprès du parquet de Paris.
La juridiction, citée par des médias français, a confirmé l’ouverture d’une enquête, mardi, après la plainte déposée par la boxeuse algérienne. L’enquête sera menée par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne pour «cyber-harcèlement en raison du genre, injure publique en raison du genre, provocation publique à la discrimination et injure publique en raison de l’origine», a détaillé le parquet de Paris.
Dans une déclaration publiée, mardi 13 août, par le magazine américain Variety, l’avocat Nabil Boudi a révélé que deux personnalités en particulier ont été citées dans la plainte. Il s’agit d’Elon Musk, propriétaire du réseau social X, et J. K. Rowling, romancière britannique célèbre pour avoir donné naissance à la saga Harry Potter. Nabil Boudi a affirmé que d’autres célébrités étaient également mentionnées. L’ancien président américain et actuel candidat à la Maison Blanche, Donald Trump, a également alimenté cette honteuse campagne de violences contre Imane Khelif. «Qu’il soit cité ou non dans le procès, il sera inévitablement examiné dans le cadre de l’accusation», a encore expliqué l’avocat à propos de Donald Trump. La plainte d’Imane Khelif, déposée contre X, assure «que le parquet a toutes les compétences pour enquêter contre toutes les personnes», y compris celles qui ont pu écrire des messages haineux sous couvert de l’anonymat, précise l’avocat d’Imane Khelif à Variety.
Campagne aux relents racistes
Imane Khelif a également subi des propos haineux de la part de la Première ministre de l’Italie Giorgia Meloni. L’Association internationale de boxe amateur (IBA) s’est aussi acharnée sur la boxeuse algérienne. Cette organisation, illégitime, selon le Comité olympique algérien (COA), a même organisé une conférence de presse, la veille de la demi-finale d’Imane Khelif. La boxeuse algérienne qui a été victime d’une campagne de haine et de désinformation, aux relents racistes, a dû faire face à une campagne de dénigrement et des attaques abjects de la part de l’extrême-droite mondiale. Elle a été trainée dans la boue à propos de son genre, alors même que le Comité International Olympique (CIO), seul organe légitime à donner l’habilitation de genre aux JO, avait apporté son soutien à l’athlète et confirmé sa féminité. En dépit de son habilitation par le CIO et sa qualification aux JO de Paris 2024, Imane Khelif a été la cible d’accusations non fondées de certains milieux politico-médiatiques de l’extrême droite xénophobe. Malgré cet acharnement absurde, Imane est restée inébranlable. La boxeuse a gagné la finale et arraché haut la main la médaille d’or. Forte mentalement, Imane Khelif n’a pas cédé devant la honteuse campagne mondiale qui l’avait ciblée sur fond de règlements de compte entre la CIO et l’IBA. Le Comité olympique algérien a déploré ces dérives hystériques contre la boxeuse, les qualifiant de diffamation basées sur des mensonges, se référant au CIO qui atteste que Khelif respecte toutes les règles d’éligibilité à participer dans la catégorie féminine.
G. Salima
