Ce que j’en pense : Plus royaliste que Macron, tu meurs

Par Moncef Wafi

Après le « Je suis Charlie » de triste mémoire, on assiste aujourd’hui au « Je suis Israël », brandi haut et fort sur tous les frontons des chancelleries occidentales, la France en poste-avancé. Le Chargé d’affaires des Rothschild, et accessoirement locataire de l’Elysée, s’est fendu d’un discours qui a dû certainement faire sourire Nethanyahu, celui là même que Chirac ; le dernier véritable président français ; avait traité de menteur. Macron s’est fait plus royaliste que le roi, envoyant aux gémonies une Résistance palestinienne accusée de terrorisme et exprimant son entière vassalité à l’entité sioniste. Il a eu également une pensée pour nos engagements, estimant que nous sommes ; moi qui écris cette chronique, toi qui me lis, lui dont le cœur saigne à la vue de ces cadavres d’enfants et de femmes ensevelies sous les décombres ; fautifs moralement, politiquement et stratégiquement en confondant « la cause palestinienne et la justification du terrorisme ». En fait, il voulait parler des pays qui ne se sont pas encore prosternés devant le Crif.
En France, les manifestations pro-palestinienne sont frappées d’interdiction et ordre est donné par le Darmanin de gazer les participants, de les interpeller et d’expulser manu-militari ceux qui ne sont pas en règle sur le plan administratif. En clair, si tu veux manifester actuellement en France, tu dois montrer tes papiers, arborer une écharpe aux couleurs de la croix de David et condamner ceux qui se battent pour leurs droits.
Si le discours officiel en Europe et en Amérique du Nord tend vers le soutien du génocide israélien contre les Palestiniens de Ghaza, la liberté d’expression veut que les voix discordantes aient droit à la parole. Ce qui est vrai un peu partout même aux Etats-Unis où le lobby juif dirige le pays, mais la France, elle, fait l’exception.
En effet, sur ces terres de lumières éteintes, critiquer la politique sioniste équivaut à mettre sa tête sur le billot, prêt à être décapité symboliquement et livré aux charognes médiatiques de Bolloré, Arnault et Drahi. La position de Macron, à propos du massacre israélien en terre palestinienne où plus de 300 enfants ont déjà été assassinés, reflète ce parti pris d’un pays pris en otage par les intérêts économiques et médiatiques de Tel Aviv. Malheureusement, les Français ne sont plus maîtres chez eux.
Pour sa part, le président d’honneur de l’Union Juive Française pour la Paix, Richard Wagman, a même dénoncé le parti pris de la France pour Israël mais aussi la « solidarité unilatérale des chancelleries occidentales » envers l’entité sioniste et l’absence de solidarité envers les Palestiniens.
« Ils ont dit qu’Israël doit se défendre et qu’Israël a le droit d’assurer sa sécurité. Pas un mot, pas un mot sur les Palestiniens, sur leur droit de se défendre, sur leur droit à la sécurité et sur leurs droits nationaux », a-t-il déclaré à Anadolu. C’est dire.

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