Cherté des produits de consommation: Un défi au quotidien

À Oran, les marchés de quartier font face à une pression croissante sur les prix, qui impacte le quotidien des habitants et modifie leurs habitudes de consommation. Selon les relevés officiels de janvier 2025, le prix du kilogramme de semoule varie entre 1 000 et 1 200 DA, le sucre blanc entre 85 et 95 DA et le café conditionné entre 920 et 1 000 DA. Les produits frais ne sont pas épargnés : la pomme de terre se vend entre 70 et 90 DA le kilo et la laitue entre 100 et 120 DA sur les marchés de détail comme Michelet ou Medina El Djadida.
Face à cette cherté des produits de consommation, les commerçants déploient diverses stratégies pour maintenir leur clientèle. Certains proposent des promotions ponctuelles ou des réductions pour les achats en gros afin d’attirer les familles et limiter la perte de clients. Les habitants, quant à eux, adoptent des méthodes pour économiser : ils comparent les prix entre différents marchés, achètent de préférence en début de journée lorsque les produits sont frais et moins chers, ou se regroupent en petites communautés pour acheter collectivement et bénéficier de tarifs réduits.
Les autorités locales ont intensifié leurs efforts pour réguler le marché et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Des brigades de contrôle ont été déployées afin de surveiller les pratiques commerciales, sanctionner les abus et s’assurer que les prix restent raisonnables. Parallèlement, des programmes de modernisation des marchés de gros, comme celui d’El Kerma, visent à améliorer la distribution des produits alimentaires et à renforcer la transparence dans la chaîne d’approvisionnement.
Malgré ces mesures, les prix restent fluctuants et les habitants doivent continuer à s’adapter pour préserver leur budget.
O.A Nadir
