Déclaration d’Alger : Un appel fort en faveur de la Palestine

Le directeur général de la ligue « Parlementaires pour Al-Qods », le Dr Mohamed Makram Balawi, a affirmé que la Déclaration d’Alger, issue de la 38e session de l’Union des Parlements Arabes, réaffirme la centralité de la cause palestinienne dans les dynamiques politiques arabes et internationales.

Présent, hier à l’émission « L’invité de l’Internationale » sur Radio Algérie Internationale, Dr Balawi a salué cette déclaration comme l’expression claire d’une position arabe unifiée face à ce qu’il qualifie de « guerre d’extermination » menée contre le peuple palestinien à Ghaza et en Cisjordanie.
Selon lui, le texte consacre la solidarité pleine et entière du monde arabe avec le peuple palestinien, notamment face aux tentatives de déplacement forcé, de famine organisée et de judaïsation de Jérusalem par les autorités israéliennes. « Cette déclaration peut être considérée comme la voix des peuples arabes soutenant la justice en Palestine, a-t-il souligné. Nous œuvrons désormais à traduire cet engagement en actions concrètes, notamment par la création d’équipes de suivi chargées d’appliquer les recommandations sur le terrain. »
Mais pour Dr Balawi, le défi demeure la concrétisation de ces engagements dans un contexte arabe complexe, marqué par ce qu’il a qualifié de « crise interne ». Il a déploré que les politiques officielles arabes privilégient souvent des intérêts strictement nationaux au détriment des enjeux collectifs.
Dans ce vide stratégique, certains États arabes concluent des accords bilatéraux avec Israël et d’autres puissances étrangères, notamment les États-Unis, une démarche qu’il a jugée préjudiciable à la cause palestinienne.
Dr Balawi a également salué le rôle actif et engagé de la diplomatie algérienne, en particulier au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Il a mis en avant la cohérence et la fermeté des positions algériennes, qualifiant son action de « vitale » dans un contexte diplomatique tendu. Cependant, il n’a pas caché sa déception vis-à-vis du fonctionnement des grandes organisations internationales, comme l’ONU, le Conseil de sécurité ou encore la Cour pénale internationale. Ces institutions, a-t-il dit, « restent soumises aux intérêts des puissances occidentales et sont souvent paralysées dès lors que leurs décisions ne vont pas dans le sens de Washington ou de ses alliés ».
Il a conclu en soulignant que la passivité de ces instances face à l’agression contre Ghaza affaiblit considérablement leur crédibilité, et appelle les pays arabes à prendre en main leur destinée diplomatique pour que la Palestine ne demeure pas une simple cause déclarative, mais un objectif stratégique partagé.
Ch.G

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